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 Episode 28 : Une nuit en enfer

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La Rédac'
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MessageSujet: Episode 28 : Une nuit en enfer   Mar 19 Aoû - 23:02

Pour la deuxième nuit consécutive, je survolais les alentours de Longshot Street en tenue de Nighthawk, prêt à en découdre avec celui qui avait causé tant de morts dans le quartier. A l’instar de la nuit précédente, Martin McKenzie était branché sur la fréquence radio de la police, paré à me transmettre tout appel en lien avec «l’affaire Punisher», comme l’appelait Martin. J’avais eu beau lui dire qu’on n’avait pas de preuves qu’il s’agissait bien de Aaron Kearse, il s’en foutait. Et puis après tout, il pouvait bien appeler cette «affaire» comme bon lui semblait, j’avais d’autres problèmes autrement plus importants.

En effet, quelques heures auparavant, j’avais appris que mon père avait été assassiné il y avait plusieurs mois. De plus, il était le chef d’une organisation secrète chargée de mater tout ce qui était surnaturel. Et il avait également des capacités hors du commun. Ah oui, j’allais oublier un petite chose. D’être mort n’avait pas empêché mon père de se lancer tout de même à la course à l’investiture. Avec mon frère, on avait décidé de lui rendre une petite visite à son QG de campagne le lundi suivant, histoire d’éclaircir tout ça.

De plus, pour pouvoir traquer le meurtrier de Longshot Street, j’avais dû annuler la sortie au bowling que j’avais prévu avec mes amis. Cela devait être la soirée des retrouvailles, et Joe m’avait paru l’air plus que contrarié quand je l’avais eu au téléphone. J’avais comme le pressentiment que mon journaliste d’ami n’allait pas me lâcher comme ça. Il soupçonnait quelque chose à mon égard. Mais à quel point ?
Soudain, alors que je survolais un immeuble, la voix de Martin se fit entendre dans mon oreillette.

«M’sieur Baxton, j’ai un appel pour tapage nocturne dans l’immeuble que vous venait de passer. Vous devriez y jeter un coup d’œil…
-Tu te fous de moi?
-J’ai vérifié, et huit fois sur dix, les soirs de meurtres, la police a reçu des appels similaires. Mais elle ne s’est jamais déplacée…
-C’est bon, j’y vais, répondis-je en faisant demi-tour.

Quelques secondes plus tard, je me posai sur le toit plat de l’édifice. J’empruntai la porte permettant d’entrer dans l’immeuble, descendis les quelques marches, ouvrit une seconde porte, et me trouvai au bout d’un couloir. Sans compter celle que je venais de passer, il y avait quatre autres portes. Tambourinant comme une démente sur l’une d’elle, une vieille femme en robe de chambre hurlait à se rompre les cordes vocales. J’entrepris de m’approcher d’elle afin de lui demander ce qu’il lui arrivait. Mais je n’eu pas besoin de poser la question. Sur le chemin, je me mis à entendre la musique venant de l’appartement en question : «You want a piece of me» de Britney Spears. Je décidai de tenter de calmer la vieille dame. L’une des plus grosses erreurs de ma vie.

«De quoi tu te mêles, espèce de détraqué?

C’est à ce moment-là que je découvris une nouvelle utilité au masque que je portais. Au-delà du fait qu’il cachait mon identité et qu’il me permettait de communiquer avec Martin, il me préservait également de la salive de cette charmante vieille. Car tout en me criant dessus, elle me postillonnait au visage.

-Détraqué? repris-je calmement.
-Parfaitement! Sado-maso!
-Vous faites référence à mon costume?
-Zoophile! Taré! PD! Enculeur de poule!

Elle aurait certainement pu continuer comme ça toute la nuit, mais son récital fut interrompu par la porte de l’appartement qui s’ouvrit brusquement. Un homme brun d’une trentaine d’années se tenait dans l’ouverture. Il portait un pantalon de jogging noir et un sweat-shirt bleu foncé. Pas rasé depuis des jours, il semblait épuisé.

-Tu vas fermer ta putain de gueule, sale…

L’homme ne continua pas lorsque son regard s’arrêta sur moi. Il se calma instantanément, avant de poursuivre.

-Hey, t’es Batman! J’te croyais mort! Entre deux minutes, j’ai un truc mortel à te montrer.

Malgré mes protestations, il m’agrippa par le bras et me fit entrer. Il promit à la vieille femme de couper la musique et lui claqua la porte au nez. Puis il me poussa dans le salon. Une odeur pestilentielle parvint à mes narines. Une puanteur indescriptible qui collait avec l’ambiance générale de l’appartement : des restants de nourritures à même le sol, d’énormes toiles d’araignées dans les angles du plafond… De toute évidence, mon hôte squattait ce charmant petit coin de paradis, dépourvu de meubles et éclairé par des bougies disséminées ça et là.

-Bienvenue dans mon modeste logis, Nighthawk...

Ca, je ne m’y attendais pas.

-Comment m’avez-vous appelé ?
-Désolé, Batman, répondit-il en coupant le lecteur CD posé sur le plancher. Parfois, ça se mélange dans ma tête.
-Comment ça ?
-Laisse tomber.

Il jeta un regard circulaire dans la pièce.

-Il faudrait que je mette un peu d’ordre, non? dit-il avant d’éclater de rire. T’as comprit? De l’ordre… Comme si j’allais appeler des super moines pour ranger ce taudis…

Mon sang ne fit qu’un tour. Peut-être allai-je en savoir plus sur ceux qui m’avaient donné ces pouvoirs.

-Vous connaissez l’Ordre? demandai-je surpris.
-Vous connaissez l’Ordre?
-Si on veut. Mais vous, comment les connaissez-vous ?
-Si on veut. Mais vous, comment les connaissez-vous ?

C’est là que je me dis qu’il y avait un souci.

-Je sais ce que tu te dis, Batman : «Y’a un souci !» Suis-moi dans ma chambre. Mais t’inquiète, c’est pas ce que tu crois.

Perplexe, j’obéis. C’est alors que j’entendis la voix de Martin.

«J’ai la biographie du type…
-Comment… chuchotai-je.
-Il y a une micro caméra dans chaque verre de votre masque. Donc je vois ce que vous voyez. Bon, d’après son casier judiciaire, il a porté plusieurs noms dans le passé. Mais sa véritable identité est Frank Castiglione, plus connu sous le nom de Frank Castle. Recherché pour 15 cambriolages et 27 escroqueries. Il aurait également eu un rôle dans «l’affaire Gray»…

Je m’en souvenais parfaitement. Comme déjà dit dans le chapitre précédent, un flic, qui deviendrait par la suite le Punisher, Aaron Kearse, avait pour une raison inexpliquée torturé et abattu sa collègue, ainsi que le fiancé de cette dernière. Le pervers s’était même filmé et envoyé la cassette à ses collègues. Puis il avait disparu de la circulation. Je l’avais rencontré une fois, et il m’avait soutenu que c’était un certain Castle qui avait tout mit en scène, commandité par l’Ordre… Et ce que je vis une fois arrivé à la chambre me fit penser que Kearse m’avait dit la vérité.

Encore aujourd’hui, après tant d’années, le souvenir de cette pièce me glace le sang, et je sens encore l’odeur. C’était… Comment l’exprimer avec des mots? C’était l’enfer sur Terre. Vous voyez tous ces films d’horreurs qui furent à la mode dans le courant des années 2000? «The Devil’s Rejects», «Hostel» et autre «Saw»? Et bien, c’était cent fois pire. Une dizaine de têtes en décompositions se balançaient au bout de cordes attachées aux cheveux. Des oreilles avaient été cloutées sur un mur, tandis qu’une dizaine de doigts avaient été scotchés sur le mur d’en face… L’un des doigts en particulier attira mon attention. Il portait une bague. Une bague verte. Une bague de Green Lantern. Jordan n’allait pas apprécier…
Comment ce type avait-il pu venir à bout d’un Green Lantern?

Frank Castle, le sourire aux lèvres, dû enjamber plusieurs mètres d’intestins disposés à la manière d’un circuit miniature de voitures de courses. Cette ordure souriait, alors que moi je manquais à chaque instant de vomir le repas que j’avais prit avec Adeline au Common Ground. Heureusement que j’avais cessé de respirer depuis un moment.

«Alors, qu’en dis-tu?
-C’est toi qui a fait ça?
-Yèp !
-Et c’est toi qui as commit les atrocités dans le coin?
-C’est exact, monsieur. Et j’ai peine à avouer que j’en suis assez fière.

Quelque chose clochait. Son attitude avait subitement changé. Il parlait calmement et semblait moins fou. C’est alors que je soupçonnai quelque chose.

-Puis-je savoir votre nom, s’il vous plait ?
-Ma véritable identité ne vous dirait rien. En revanche, le surnom dont m’ont affublé les journaux vous parlerait certes plus. Monsieur, je suis Jack l’Eventreur.
-Il est vraiment atteint, ce type. Ne perdez pas de temps avec lui, M’sieur Baxton. Attachez-le pendant que j’appelle les flics.
-Non, Martin! Il peut répondre à des questions que je me pose depuis trop longtemps.
-Martin? s’étonna le soi disant Jack. Vous aussi êtes plusieurs à cohabiter dans le même corps?

Voila ce que je soupçonnai. Frank Castle était schizophrène.

-Non, répondis-je. Martin est un ami avec qui je communique…
-Je suis ami avec Steelman! Trop cool!
-…je communique via un micro situé dans mon masque.
-Non mais ça va pas? On a perdu un avantage, là !
-Mais vous, continuai-je sans prêter attention à Jiminy Cricket. Combien êtes-vous dans ce corps?
-Trop.
-Puis-je parler à Frank Castle?
-Je ne sais pas. Je dois en discuter avec les autres. Un moment, je vous pris.
-Il est complètement barré celui-là.»

Plusieurs minutes passèrent avant que j’aie le privilège de parler à Castle. Des minutes où j’évitai soigneusement de détailler la pièce dans laquelle nous nous trouvions.

«Pitié, tuez-moi! me lança soudain Castle.
-Pardon ?
-Je suis prisonnier de mon propre corps…
-Comment est-ce possible?

C’est alors qu’il sortit une amulette qui était jusqu’alors dissimulé sous son sweat.

-C’est l’Ordre qui me la donné. Cette saloperie devait me donner l’âme d’un tueur, au sens propre du terme. Mais en réalité, elle m’en a fournit douze, et pas des plus tendre. Ca fait des mois que ça dure. Des mois qu’on tue, torture et massacre des innocents. Des mois que je suis obligé de suivre cette boucherie. Alors je vous le redemande : tuez-moi! Je l’aurai bien fait moi-même, mais les autres m’en empêche.
-Hors de quest…
-Ecoutez! J’ai cru comprendre que vous aviez des questions sur l’Ordre. Je vous dirai tout ce que je sais, si vous me jurez que vous me tuerez ensuite.
-Promettez-lui tout ce qu’il veut. Rien ne vous obligera de respecter votre promesse.
-Parfait ! répondis-je dans un soupir.

Frank paru soulagé.

-Marché conclu. Alors, ces questions ?

Mon cœur battait la chamade. J’allais enfin avoir des réponses à mes questions. J’allais enfin savoir…

-Qui est l’Ordre ?
-Ceux sont des héros!
-Après ce qu’ils vous ont fait, vous les traitez de héros ?
-Vous ne comprenez pas! Ils…»

Soudain, une aveuglante lumière verte fit voler en éclat la vitre de la chambre, avant d’être suivit d’un «Suppôt du mal, craignez votre perte à la lueur de la lanterne verte !» Un homme enveloppé d’une lumière émeraude se jeta sur Frank Castle. Tout deux roulèrent sur le sol et dans les boyaux.

«La vache! Un Green Lantern!»

«Ordure! lançait le Green Lantern en cognant de toutes ses forces le visages du meurtrier hilare. C’était mon ami!»

Que devais-je faire? Retenir le Green Lantern et aider celui qui détenait des réponses? Ou me placer du côté du gentil et le laisser assouvir sa vengeance? Pendant que je tergiversais, le sourire de jubilation de Castle se changea en un rictus de colère. Et sans que je comprenne, le Green Lantern était projeté contre le «mur aux doigts». Sans perdre un instant, il se releva pour voir Frank charger dans sa direction. Mais je ne pouvais rester là sans réagir. C’est pourquoi j’entrai à mon tour dans la bagarre, me précipitant à pleine vitesse sur Castle, à l’instar d’un Batista pratiquant un spear sur Edge. Prit dans mon élan, nous percutâmes le mur possédant la fenêtre par laquelle le Green Lantern était entré. Le choc fut si violent que le mur explosa. C’était comme si l’immeuble nous recrachait dans la nuit, tels des noyaux de cerises. Et les noyaux que nous étions se dirigeaient de manière plus que précitée vers le plancher des vaches (bien que déjà à l’époque, il y avait peu de vaches à New York). En chute libre depuis le sixième étage, je n’eu pas le temps de m’envoler. J’attendis donc notre rencontre avec le bitume, mais… Mais notre chute fut stoppée net par une lumière verte qui nous enveloppa soudain. Le Green Lantern nous fit lentement parcourir les derniers centimètres, puis nous déposa sur le trottoir, avant de nous rejoindre. Je dois reconnaître que sa descente était plus classe que le mienne, toujours entouré de son halo vert qui resplendissait dans la nuit.

«Calmez-vous, lui dis-je alors que ses pieds touchaient le sol.
-Ne vous mêlez pas de ça! C’est entre lui et moi!
-Il a eu son compte! Regardez-le, il est en sang et inconscient.

Le Green Lantern paru réfléchir quelques instants.

-Très bien, soupira-t-il. Mais il possède des pouvoirs qui le rendent très dangereux. Laissez-moi l’emmener!
-Où? Dans votre base flottante?
-Oui. Il ne pourra plus nuire…

Je ne savais pas si ce Green Lantern était un vétéran ou un bleu. J’aurais certainement pu rivaliser avec un Green Lantern débutant, mais un de la trempe de Hal Jordan, ça aurait été un plus gros challenge. Et puisque mes rapports avec Hal étaient tendus depuis son altercation avec le restant de la Ligue, je préférais éviter d’avoir tout le Corps contre moi. Je décidai donc de jouer la prudence.

-Je vous le laisse, à deux conditions. Premièrement, vous ne le touchez plus!
-C’est bon, je me suis calmé. Juré !
-Deuxièmement, je veux pouvoir l’interroger le plus vite possible.
-Aucun problème.»

Je m’écartai alors, laissant le GL envelopper d’une bulle de lumière Frank Castle qui reprenait doucement ses esprits. Mais tandis que la bulle s’élevait dans les airs, des dizaines de lames apparurent sur la paroi intérieure, pointant vers Castle. Et avant que je n’ai eu le temps de dire ouf, l’assassin se faisait transpercer de par en par.

«Nooooon… !!!! hurlai-je, tandis que Frank rendait son dernier soupir.
-Justice a été rendu, lança le Green Lantern en libérant la dépouille de sa victime. A présent, je vais présenter ma démission.»

Je venais de me faire avoir en beauté. Il s’éleva dans le ciel noir, me laissant seul. Seul avec mes questions qui ne trouveraient peut-être jamais de réponses.
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