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 Episode 12 S2 #6

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La Rédac'
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MessageSujet: Episode 12 S2 #6   Mar 27 Jan - 17:11

Le retour de l’oasis avait été silencieux, un calme pesant régnait sur le désert alors que le couple le traversait. A mis chemin, Virginia avait prévenu les secours et ils avaient dues s’écarter du “chemin” pour ne pas les croiser. De toute façon, se sentier d’herbe desséchée avait quelque chose d’obscène quand on savait qui l’avait d’abord fait pousser. Prenant un peu de repos en fin de matinée, ils mangèrent toujours dans le même silence gêné, Virginia aurait bien tenté de le rompre, mais dans la fraîcheur relative de l’ombre d’un roché, Michael n’avait pas l’air de vouloir parler. Il semblait perdu dans ses pensées, le regard triste fixant toujours un point sur l’horizon, au vu des événements des deux dernières nuits, quels sombres souvenirs pouvaient bien remonter à la surface ?

Virginia cherchait aussi à éluder quelque chose, oublier le déroulement exact des événements de la veille serait impossible avant longtemps, une autre idée lui tournait inlassablement en tête. Elle n’avait commencé ce périple que pour se venger et avoir le fin mot de l’affaire pensait-elle, et aussi parce que leur adversaire ne se serait sûrement pas contenté d’un non polis à sa proposition. Michael était simplement dans le même bain, comme un collègue de patrouille qui peut être un ami. Elle s’était rendu compte d’une chose, durant cette nuit de bivouaque en plein désert, alors qu’il la finissait dehors, chancelant comme un enfant. Elle s’inquiétait pour lui, pas simplement de son état général et de sa capacité à aller au bout du chemin, quand elle se demandait ce qui pouvait le torturer ou l’occuper en cet instant, il y avait autre chose que la simple curiosité. Peut-être…

Non se dit-elle, nous ne sommes un couple que pour notre couverture, c’est un homme seul qui est peut être recherché, pas un couple, et encore moins composé en parti d’une femme déclarée morte. Isaac et ce détective à Los Angeles leur avait mis trop d’idiotie en tête, c’est deux la aurait droit à un bon savon la prochaine fois qu’elle les croiserait.

*
**


Le même désert, le même ciel de plomb. Le même homme marche… en compagnie de lui-même…

- Je n’ai toujours pas bien compris, je continu à avancer dans la bonne direction ?

- Oui, le décor ici et le même que dans la réalité, il évolue au même rythme.

- Et on est obligé d’avoir la même température de fournaise ?

- Non… mais ça aide à mettre dans l’ambiance.Des deux faces de ce miroir, la plus moderne donna un coup de pied dans une pierre.

- Et que voit-on de “ l’autre côté ” ?

- Si c’est le fond de ta pensée, Virginia te voie marcher, le regard perdu dans le vide.

- Mouai… et ce qui c’est passé risque de se reproduire je suppose ?

- Si l’on en croit l’autre joueur de la parti, il reste 4 de ses pions en liberté.

- Je sais… je voulais dire… pour Sal…

- Nous avons vécu plusieurs vies… toutes ne remontent pas à plusieurs siècles… donc oui, tu croisera des gens qui nous on connu, qui nous ont peut être été cher… et vue notre longévité tu risque aussi…

- De les perdre encore…

- Les gens ne disparaissent pas deux fois… mis à part une personne que nous avons vu revenir…

- …


*
**



Le silence dura encore un long moment, jusqu'à ce que la route soit en vue et que, enfin, l’après-midi étant bien entamée, ils arrivent au garage.

- Comment ça, “vous venez de finir les modifications” ? Et d’abord qui vous a autorisé à toucher à MA voiture ?

Après le stress accumulé dans le désert et cette longue marche silencieuse, Virginia venait d’obtenir une raison d’exploser. Et ça lui faisait un bien fou.

- Ben c’est un ami à vous qui est passé même pas une heure après que vous soyez partie tout les deux… il m’a demandé de vous refaire la sono.

- Comment ça ?

- Il a tout fourni lui-même, et que du dernier cri en plus… lecteur laser et DVD avec écran dans le pare soleil, ampli et jeux d’enceinte neuve. Il s’est pas foutu de vous en tout cas. Même la facture est réglée.

- Mais qui a bien pu ?

- Il a pas donné de nom… mais il vous a laissé ça par contre.
Le garagiste leur tendait un boîtier de CD. Le prenant sèchement, Virginia eu du mal à contenir sa colère.

- Ok, on s’arrache.

Et il était clair qu’aucune contestation ne serait admise…

*
**


La Firebird filait sur l’asphalte depuis quelques minutes déjà, Michael en était toujours à son mutisme et Virginia fulminait derrière le volant, ressassant des pensées amère, jetant parfois un regard noir au boîtier de disque sur le tableau de bord.

- Je suppose qu’il va te falloir rapidement un grand café avant d’écouter son message ?

- Au moins oui… attend ! Tu viens de parler là ?

Après presque 24heures de mutisme, l’homme à la crinière de neige avait fini par prononcer une phrase. Et tout ça pour lui proposer de prendre un café.

- Tu te fou de moi là ?

- Non… tu prends bien du café pour te détendre en générale ? Enfin c’est ce que tu disais avant hier.

Le coté absurde de la conversation dans un tel moment et l’impression de petit garçon pris en faute de Michael vinrent à bout des dernières défenses de Virginia. Elle parti d’un long fou rire, l’obligeant à se garer sur le bas coté sous le regard médusé de Michael. Après de longues secondes, alors qu’elle reprenait son souffle, Michael lui posa une autre question.

- J’ai dis quelque chose de drôle ?

- On vie un cauchemar, tu ne prononce pas un mot de notre traversée du désert et tu te souviens de mon goût pour le café ?

- Oui, ça et tes conseils sur les tartes douteuses des cafétérias.

- Tu sais que tu es adorable parfois ?

- …

- Et encore plus quand tu rougis.

*
**


Finalement, l’après-midi fini de s’écouler avant qu’ils ne retrouvent de quoi s’arrêter, et ce ne fut qu’à leur pause du soir que Virginia put prendre son café.

- Tu as de la chance, cette fois il y a un canapé dans la chambre et un verrou à la salle de bain.

- Je devrais m’enfermer ?

- Rêve toujours… on écoute son message ce soir ou on attend demain matin ? Même si c’est du jus de chaussette, je me sens d’attaque.

- Comme tu veux, après tout c’est ta voiture… quoique s’il te met encore en rogne, ce serait préférable d’attendre demain pour que tu ai une nuit de repos.

- Je ne suis jamais en rogne… mais tu n’as pas tord, on a trop campé et j’ai besoin d’une bonne nuit dans un vrai lit.

Un repas chaud et une douche plus tard, la fatigue finit par avoir raison d’eux. Dans le canapé, le sommeil de Michael semblait paisible, mais, quelque part… immobile et pourtant si loin de ce motel…

*
**


… une longue plage de sable blanc, d’un coté une falaise escarpée, de l’autre une mer d’azur, chacune s’étendant à perte de vue, changeant la plage en ligne de démarcation immaculée. Michael y avançait égale à lui-même, si ce n’est l’étrange accoutrement qu’il finit par remarquer. En fait, il ne portait en tout et pour tout qu’un short à motif hawaïen, dévoilant un corps svelte, bien que parcouru de centaines de petites cicatrices plus ou moins ancienne, route tracée sur la carte de son corps.

Et à ces côtés… personne, pas de reflet ancien, pas de chevalier… pour la première fois il était seul. Peut être était-ce son premier véritable rêve, qui n’appartienne qu’a lui…

Il parcouru la plage un certain temps sans qu’elle paraisse changer d’un iota, c’était comme faire du sur place, pourtant ses pas s’étendaient bien derrière lui. Enfin, une irrégularité à l’horizon, quelques enjambée encore et l’image se précise, quelques palmiers ou cocotiers apportant un peu d’ombre sous ce soleil fixe. Quelques pas de plus et il semblerait qu’une silhouette sois présente à cet endroit.

Le bosquet semblait encore à bonne distance, pourtant seul quelques pas suffirent pour qu’il se trouve à l’ombre des arbres. Là, Virginia était assise dans le sable, vêtue d’un simple paréo, elle l’invitait à s’assoir à son tour…

Michael semblait gêné, comme un gamin timide pris en faute, pourtant il fini par s’assoir à côté d’elle. En le regardant de plus près, il faisait décalé dans ce décor, comme si ce n’était pas le plus approprié qu’elle puisse trouver… mais après tout, pour ridicule qu’il soit, ce short valait bien le caleçon dans lequel elle l’avait vu pour la première fois. Elle lui prit la main, s’approchant plus près… quand elle la vit.

Une seconde elle-même, comme sortie d’un miroir, toute de noir vêtue, le visage plus pale. Avec un léger sourire, cette version fantomatique là regardait droit dans les yeux…


*
**



Virginiase réveilla en sursaut, la nuque parcouru de sueur froide. S’appuyant pour se relever, elle fut surprise de la texture de la peau de Michael, sentant la plupart des minuscules cicatrices sous sa paume…

La peau de Michael ?

Sursautant, elle jeta sa main sous l’oreiller ou reposait son arme. Le problème étant que le dit oreiller se trouvait sur le lit tandis qu’elle-même et Michael était tout deux allongé sur la moquette, drapé d’un simple drap. Celui de son lit d’ailleurs…

Michael lui semblait dormir d’un sommeille sans rêve. Récupérant le drap de celui-ci sur le canapé, elle retourna à son lit, se souvenant d’un détaille troublant. Elle était certaine que Michael c’était endormi le premier de soir là…

*
**


Après un rapide petit déjeuné, ils étaient de nouveaux en voiture, paré à partir… mais vers où ?

- Tu es sur d’avoir bien dormi ?

- Qu… bien sûr, pourquoi ?

- Tu a l’air d’avoir les traits un peu tirée ce matin, comme après un cauchemar. Si tu veux rester un peu plus avant de reprendre le volant…

- Au lieu de dire des âneries, met donc ce fichu disque dans le lecteur. Quoiqu’il ait à nous dire, cette fois, je suis prête.

- Je vois ça…

Avant de lancer le message de leur douteux ami, Michael jeta un coup d’œil au paquet de papier kraft sur ses genoux, deux grand café fumant y été entreposé. Alors il mit le lecteur en route.

Avec un léger vrombissement de moteur électrique, le pare soleil descendit de lui-même, l’écran qui y été intégré s’allumant par la même occasion. Le visage qui apparut était légèrement changé, toujours cette simple fente à la place des lèvres, donnant ce sourire dérangeant, mais le regard de braise était caché par une paire de lunette de soleil aux verres aussi foncés que la nuit, sa chevelure semblait avoir acquis des reflets d’argent. Enfin, la voie arriva.

« Et bien mes jeunes tourtereaux, puisque vous suivez cette petite vidéo c’est que vous êtes revenu de l’oasis. En même temps, je dois avouer que le contraire m’aurait déçu… Je n’aurais donc pas cette superbe voiture pour le moment. »

Virginia étouffa à peine un juron durant le rire de l’enregistrement.

«Mais vous êtes bel et bien là et le jeu va pouvoir se poursuivre. Vous devriez bientôt croiser une route remontant vers le nord… elle vous conduira droit vers la frontière bien que la route soit longue… car dans ces bois se cache mon prochain doigt. »

Après avoir un instant pris un air mystérieux de conspirateur, rôle pour lequel il semblait avoir été taillé de toute éternité, il reprit plus joyeusement.

« J’espère que vous appréciez mon petit cadeau à sa juste valeur ? En tout cas ces petits achats m’ont remonté le morale… j’ai été très déçus de Las Vegas. Une cité des vices il est vrai… mais ils y sont tous si librement exposé, si joyeusement abordé et recherché par ceux qui s’y rendent… où est le plaisir la dedans ? Où est le challenge, l’exercice de cette art qu’est la corruption ? Et puis j’y ai gagné trop facilement, presque du désœuvrement… d’où ce petit changement de look, un balayage et quelques mèches et vous vous sentez plus jeune, ça me ramène pas loin d’un millénaire en arrière… et avouez que ça me va plutôt bien. »

L’enregistrement se finit sur un long rire aux résonances malsaines.

Quelques centaines de mètres et un grand café plus tard, un disque vola par la fenêtre conducteur d’une FireBird lancée sur l’asphalte.

*
**


Ailleurs, bien loin de la route surchauffée par le soleil du désert, la salle polyvalente d’une petite ville tranquille résonne de discussion amère.

- Et moi je vous dis qu’il y est pour quelque chose !

- Voyons, ça a été un voisin exemplaire pendant presque dix ans, il n’y a pas de raison que ça ai changé…

- Au contraire, il y a toute les raisons du monde ! Cet immigré est arrivé il y a presque dix ans et ne parlait pas un traitre mot, il s’installe dans l’ancien camp de bucheron, le plus au cœur de la forêt et ne s’incère pas dans la vie locale ! C’est ça que vous appelez un voisin exemplaire ? Il est discret, pour sûr, mais moi je vous dis que c’est pour nous endormir avant de frapper !

- Voyons Franck, il ne fait de mal à personne, il livre régulièrement la scierie… il fait même ses courses chez toi… que veux tu de plus ?

- Parlons-en justement de ses habitudes ! Mis à part ses livraisons et ses courses une fois par mois, on ne le voit quasiment jamais ! La scierie il la livre à la clairière au bord de la route… vous allez me faire croire qu’il débarde des troncs entier à la main à travers bois ? C’est comme ses courses… y a à peine de quoi tenir un mois la dedans, et encore moins pour un morcif comme lui !

- C’est ce qui t’inquiète ? Tu as peur qu’il fasse une partie de ses achats
ailleurs ?

- Je suis sur qu’il prépare un sal coup ce… ce bolchevique !

Dans la salle, presque tous les habitants du bourg assistaient au débat du jour. Et de plus en plus de voie bougonne, pour certaine déjà épatée de bière, penchaient du coté de l’épicier.

*
**


A l’orée du bois, en périphérie de la petite ville, une ombre se meut parmi les épineux centenaires. Une silhouette hirsute qui couve les lieux d’un regard affamé. Les griffes raclent sur l’imposant bloque d’ardoise et au milieu de la salive, la langue claque avec un soupir trop humain…

Et tout le monde pourra vous le dire, le seul bloque d’ardoise à des lieu à la ronde surplombe l’école primaire, juste à la lisière des bois.

*
**


Une première journée de route s’est écoulée, le motel n’est pas bien grand, mais Virginia a obtenu ce qu’elle a exigé : des chambres communicante mais séparée. Michael n’a pas eu droit à plus d’explication que ces quelques mots pendant le repas.

« Ce n’est pas que je manque de confiance en toi, mais je voudrais vérifier quelque chose… »

La nuit est déjà bien avancée, la sombre chevelure de Virginia est rependu sur les oreillers tel un nuage d’orage couvrant un ciel d’été, le drap se soulève lentement et sa nuit semble calme. Mais qu’en est-il de l’autre coté du miroir…

*
**


Le bureau est toujours aussi calme en soirée, la plupart des agents de quart sont en patrouille et les inspecteurs sont majoritairement en famille ou en tête à tête avec une bouteille. Ce calme est rassurant, ce n’est pas la première fois que Virginia fait du rab pour remettre de l’ordre dans ses idées. Et pourtant quelque chose cloche, une série de petit détailles de prime abord insignifiant… le bureau de Sanders en ordre, la photo des gosses de Finch sur son classeur alors qu’il l’a transférée dans son portefeuille après son divorce… et le café, trop parfait pour être honnête.

Il y a définitivement un problème ce soir. Elle se dirige vers les vestiaires féminins, deux fois moins grand pour cause d’effectifs quatre fois moindre de ce côté de la barrière des sexes.

Face au lavabo, Virginia venait de s’asperger el visage d’eau glacée pour l’aider à faire le point. Une information lui parut alors évidente, sa douleur à l’abdomen et le sang qui maculait son T-shirt.

- Je crois qu’il serait temps qu’on discute toutes les deux…

Sa propre voix venait de surgir du miroir, son reflet vêtue de noir la regardait alors qu’elle gisait à terre les mains pressée sur la blessure béante.

- Je suis navré du stratagème mais je voulais être sur d’avoir toute ton… enfin, notre attention…
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