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 Episode 10/12

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La Rédac'
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MessageSujet: Episode 10/12   Lun 13 Juil - 16:27

Chapitre X.

Son nez était en miettes.
Un long filet de sang coulait de sa bouche entrouverte. Sur son visage, des hématomes fleurissaient en grand nombre et la peau à ces endroits prenaient une teinte violacée. Boursouflé par la raclée qu’il avait pris, Adrian tenait bon. Ses yeux fixaient le visage de ce fils de pute qui avait kidnappé Marcia. Grand, blond, un sourire ravageur. Le portrait craché de son frangin. Décidément, cette famille sentait les chiottes à des kilomètres. Grant Wilson. Si seulement il s’était douté. Le frère de Joey Wilson. Le commissaire de San Francisco. Adrian avait suspecté une grande ponte après l’arrestation de Stein mais de là à imaginer que le chef de la police était le cinglé violeur et découpeur le laissait pantois. Pourtant, Grant Wilson était le seul à avoir le bras assez long pour organiser tranquillement ses meurtres en orientant les soupçons vers de fausses pistes. Mais il était tellement propre sur lui. Un vrai gentleman aussi séduisant que son frère. Presque son jumeau. Mais la face cachée était au delà des mots qui auraient pu la décrire. Ce qu’il avait fais était tout bonnement abominable. Il avait violé et tué une jeune trisomique. Puis s’en était pris à un transsexuel, heureusement sauvé par l’arrivée d’un promeneur. La liste de ses victimes s’était alors considérablement allongée. Inlassablement. Anna Maying. Une lesbienne, accessoirement l’ex-copine du commissaire. On l’avait d’ailleurs pleins au lieu de l’accuser. Encore une grave erreur. Nancy Porter. Une jeune sourde de dix-neuf ans retrouvée découpée près de son campus. Melinda Finigan. Une gosse d’à peine treize ans. Cette fois, aucun défaut ne la caractérisait. Le tueur avait abandonné toute logique, comme si il avait laissé parlé l’animal en lui. On avait retrouvé deux jours plus tard le corps de Paula Mayers. Une professeur des écoles sans histoires. Puis ce fut le tour de Ginger East. Suivie de prêt par Barbara Rosenberg. Les êtres humains sont imprévisibles et tellement sinistres.

Maintenant, une huitième victime se profilait à l’horizon. Marcia King, dont il avait déjà prélevé trois doigts. Elle était dans la pièce du fond. Une cellule noirâtre et insalubre où elle avait subit les foudres de son geôlier. Celui-ci lui avait tout raconté pendant qu’il le frappait. Il s’était vanté et n’avait fais qu’accentuer la haine qui coulait dans les veines de l’ex-inspecteur, impuissant face au monstre. Il avait rit aux éclats devant son visage décomposé. Oh oui, il s’était bien marré. Il l’avait violé. Il l’avait battu. Rien que d’y pensait, Adrian en avait mal au cœur. Ce n’était plus un pincement mais un déchirement qui traversait sa poitrine. Comme une flèche en plein cœur. Elle avait crié. Il l’avait fais souffrir. Quelle ordure. Tout ça parce qu’Adrian avait sauvé un flic de la potence. Quel con. C’était ça le prix à payer ? Qu’est-ce qui lui avait pris d’écouter Marcia. Pourquoi avait-il été aussi con ? A l’heure qu’il est, si il ne s’était pas mêlé de cette histoire, Marcia serait saine et sauve chez elle. A l’abri. Mais non, il avait fallu qu’il joue au justicier. Merde. Il était pas un Titan ou un Batman. C’était de la connerie tout ça.

Lorsqu’il était arrivé sur les quais, Adrian avait son revolver bien en main, prêt à plomber le kidnappeur de la journaliste. Il était déterminé à abattre cet enculé qui avait osé s’en prendre à son amie. Mais Grant l’avait surpris. Alors qu’il longeait les portes conteneurs, le commissaire lui avait asséné un puissant coup dans la nuque qui l’avait mis K.O. Lorsqu’il s’était réveillé, il était attaché à une chaise, au milieu d’un entrepôt. L’un des entrepôt de Leonid Kovar, baron du crime. Grant avait alors commencé à s’exciter sur lui. Coup après coup, il lui avait arraché des gémissements et le liquide écarlate et vitale s’était répandue sur ses chairs molestées. Ce salaud était fort. Très fort. Et il savait appuyer là où ça faisait mal. Il avait pris son pied en racontant les cochonneries qu’il avait faite. Il avait adoré voir Adrian affaibli et incapable de l’arrêter. Comme toujours il allait échouer. C’était simple et con à la fois. Il n’avait pas été assez bon. Pas été assez intelligent pour stopper la machine. A vouloir vivre, il avait tué Marcia. Simplement parce qu’il avait fais son boulot de flic. Enfin, son ancien boulot. Si seulement il avait su s’arrêter à temps et accepter d’être vaincu par le système. Si seulement il s’était plié aux règles. Alors tout ceci ne serait jamais arrivé.

« Alors, Chase ? Tu fatigues ? Bon sang, si tu verrais ta tête, mon vieux. T’es encore plus amochée que ta petite copine. Cette grosse salope en a bavé, tu sais. Et elle va continuer à s’en prendre plein la gueule. Je vais la torturer toute la nuit. Et elle va hurler, crois-moi. Elle va hurler. L’avantage d’être copain avec Leonid Kovar, c’est qu’il sait te caresser dans le sens du poil et te permettre de t’adonner à tes petits plaisirs. En toute tranquillité, bien sûr. Ici, personne ne l’entendra. Et elle sera ma huitième victime. Ensuite je m’occuperai de ta petite Trayce. Tu l’aimes bien, elle aussi, hein vieux connard ? »

Touché. Grant était vraiment doué pour faire mal aux gens, c’était clair. Qu’est-ce qui se passait sous cette caboche de l’enfer ?

« Va t’faire… foutre, Wils... »

Le poing du commissaire atterrit sur son visage tuméfié. La douleur lui arracha un cri, ce qui mis en joie le maniaque. Quel fils de putain. Encore qu’il avait pas connu sa mère. Un traumatisme de l’enfance l’avait sans doute rendu complètement barge. C’était flagrant qu’il était fou à lier.

« Tu ne sais pas tout ce que ces putes m’ont fais subir ! Elles se sont acharnées sur moi comme des vautours. A grappiller des bouts d’mon âme. Ces salopes doivent payer !
- Comme ta mère ?
- Ta gueule ! »

Une nouvelle série de coups. Mais cette fois-ci, ce fut Adrian qui sourit. Il avait visé juste. Lui et son frangin avaient été abandonnés par leur mère alors qu’ils étaient encore jeunes. Sans doute n’avait-elle pas eu d’autres choix. Et Grant lui en avait voulu tout particulièrement. Depuis lors, il devait détester tout ce qui était un tant soit peu féminin et différent de lui. Quel malade.

« Ca te fait rire, enculé ? Hein ? Tu veux voir ta copine se faire saigner devant tes yeux, c’est ça ? Joey et moi ont a rien eu de personne. On s’est battu pour en arriver là où on est. Pendant tout ce temps, je me suis voilé la face mais maintenant, maintenant je comprends qu’il avait raison. Il a raison.
- Joey était aussi cinglé que toi mais il… est… mort, pauv’ tâche. T’es rien qu’une merde, Wilson. Comme ton frère. Les Titans l’avaient suspecté d’être membre de la secte des… moines fous. Et maintenant il est mort. T’es qu’un foutu dégénéré ! »

Grant saisit Adrian par le cou. Son regard se planta dans celui de l’ancien flic qui ne perdit pas pied. Il pouvait y lire toute la noirceur d’une âme diabolique. Mais il résisterait. Il ne le laisserait pas le tuer avec le sourire.

« Tu crois m’impressionner, Chase ? Je vais découper l’autre salope devant toi et on verra qui rigolera. »

Grant disparut dans l’ombre. Adrian se débattit mais les liens étaient trop serrés. Si seulement encore son arme et un couteau. Son couteau suisse. Dans la poche de sa veste. Mais ses mains ne pouvaient l’attraper. Elles étaient derrière son dos, attachées par un nœud complexe et solide. Quel sale enculé. Il avait pensé à tout. Adrian n’avait que quelques minutes. C’était sa seule chance de se libérer et de sauver Marcia. Au loin, il l’entendit crier. Ce salaud la cognait.

Ce fait ranima des souvenirs horribles en lui. Il se vit frapper Doris alors qu’il était soul. Non, ça ne se reproduirait pas. Il avait sauver Marcia, quoiqu’il arrive. Même si il devait crever pour y arriver.

Allez.

Adrian tenta de se balancer pour faire tomber la chaise. C’était le seul espoir qui lui restait. En quelques mouvements adroits et malgré la souffrance, la chaise tomba. Elle s’était brisée sous l’impact et Adrian était maintenant plus libre de ses mouvements. Un dernier effort et il pourrait attraper son couteau. Juste un dernier effort. Ses doigts glissèrent dans la poche de son veston. Ca faisait mal mais il y était presque. Enfin, il réussit à se saisir de la lame. Les liens ne cédèrent néanmoins pas tout de suite. Déjà, l’ancien policier entendait les pas de Grant et les cris de Marcia.
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La Rédac'
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MessageSujet: Re: Episode 10/12   Lun 13 Juil - 16:28

« Qu’est-ce que tu fous, enflure ! »

Grant balança Marcia sur le côté et se rua sur Chase. Par miracle, il réussit à se défaire des entraves et évita un coup de poing dévastateur qui craquela le sol bétonné.

« Sauve-toi, Marcia ! »

Ce hurlement désespéré ne trouva pour réponse que l’écho. Grant s’approcha, dans sa blouse d’hôpital, une hache à la main.

« Je vais pas te rater, mon cochon. »

La hache se planta dans l’avant-bras d’Adrian qui gémit et lâcha son couteau. Son seul espoir se brisa sur le sol. C’était fini pour lui. Il avait échoué, une nouvelle fois. Une dernière fois. Grant éclata de rire en saisissant son prisonnier par les cheveux. Il le traîna jusque dans l’ombre. Il n’en avait pas fini avec lui et avec Marcia. L’horreur commençait à peine.

*

« Je crois que ces êtres un tant soit peu surhumains ont une dent contre nos personnes. »

Paul tira sur la petite rousse qui avait blessé Selinda à la cuisse. Bien que les deux mercenaires entretenaient une relation d’antipathie réciproque, Paul connaissait sa valeur sur le terrain et ses pouvoirs hors du commun. Mieux valait l’avoir comme alliée que comme ennemie. La gamine déguisée en Vigilante avait des copains et ils étaient plutôt doués à la bagarre. Un clochard à la carrure impressionnante s’était jeté sur Baran et un combat s’était engagé entre les deux colosses sensiblement aussi forts l’un comme l’autre. Depuis les toits, deux tireurs les canardaient, ce qui étaient désagréables ajoutés aux combattants au sol. De plus, une force puissante avait mis provisoirement Simon hors d’état de combattre et Paul se trouvait contraint de le protéger, ainsi que Selinda. Le seul sans pouvoir de la bande devenait son seul rempart. Ses coéquipiers commençaient à comprendre son utilité.

Baran encaissait les coups sans broncher et en assénait à son adversaire, lui rendant la pareille. Eux deux jouaient un jeu égal, ce qui n’était pas pour plaire au russe, peu habitué qu’on lui tienne tête. Baran était un mutant à la force herculéenne mais le clochard face à lui était son égal en ce instant. Seule une aide extérieure pourrait l’aider à se débarrasser du problème. Mais rien ne venait et il était forcé de se battre avec toute sa rage pour contrer les poings qui s’abattaient sur lui. Son arme débloqua quelque peu la situation puisque Baran réussit à lui loger trois bastios dans le ventre. Cela eut pour effet d’arrêter l’animal dans sa course et Baran sut en profiter. Il abattit ses deux mains sur le cou sale de l’adversaire, l’étourdissant quelque peu, puis l’enchaîna d’un magnifique crochet du droit avant de lui donner un coup de genoux dans les parties.

« Alors, mon gros ? T’en fais une tête ? Tes valseuses pourront plus servir pour baiser la gamine. »

Ces mots ne firent qu’accroître la colère du géant. Apparemment blessé par les propos tenus par Baran, il ignora la douleur et, mugissant comme une bête, percuta de plein fouet la poitrine de l’ennemi. Baran tomba au sol et subit de nouveaux assauts, encore plus violents. Il sentit même le goût du sang dans sa bouche. D’habitude, il ne saignait jamais. Une rage nouvelle l’envahit. S’en était trop. Il ne pouvait se laisser avoir par un clodo qui puait la pisse. Par une pauvre loque humaine incapable de prononcer un mot. Il rugit et enfonça ses ongles dans la peau crasseuse du cou. Mais pour toute réponse, son adversaire lui accorda un coup de boule dévastateur.

La gamine s’était relevée. En lieu et place des impacts se trouvaient d’étranges plaques roses, comme une surface cristallisée qui protégeait la peau de blessures extérieures. Cette jolie petite fille avait une sacrée résistance, comme Paul pouvait le constater. Et ses balles ne faisaient pas beaucoup d’effets sur elle, d’autant qu’elle revenait maintenant à la charge contre lui.

« Ma chère enfant je crois qu’il y a un léger malentendu concern… »

Paul se baissa juste à temps pour éviter la main de la petite, qui s’était transformée en une seconde en une gigantesque lame rose. Pas mal comme super-pouvoir. Maintenant qu’il cernait à peu près les capacités de la gosse, Paul pouvait agir. Il évita une nouvelle attaque et attrapa dans sa poche une sorte de bombe contre les insectes.

« Souris au flash, ma jolie. »

La bombe projeta un gaz blanchâtre sur les jambes de l’assaillante et se solidifia instantanément. Elle était maintenant solidement encrée dans le sol et ne pouvait plus bouger.

« Une dose concentrée de dioxyde de carbone qui se solidifie au contact de l’air. Autrement dit, de la glace carbonique. »

Paul sourit triomphalement tandis que sa victime se débattait. Selinda s’approcha en boitillant.

« Tu aimes les transformations, ma chérie. Que dirais-tu de te retrouver aussi légère qu’un nuage ? »

Ses doigts s’approchèrent dangereusement du visage terrifié de la gamine. Elle savait qu’elle ne pourrait éviter le contact avec la peau de son ennemie. Elle allait mourir en un clin d’œil.

« Qu’est-ce que…? »

Un bourdonnement infernal avait succédé aux tirs. Se bouchant les oreilles, Selinda n’eut le temps que de voir une forme se mouvoir au dessus d’elle avant d’être violemment projetée au sol. Encore étourdie, elle sentit un poing s’abattre sur son visage et à chacun de ses mouvements pour toucher son ennemi, ce dernier s’envolait, à l’abri de ses doigts mortels. Ils connaissaient ses pouvoirs. Cette embuscade avait été planifiée intelligemment et quelque chose lui disait que cette bataille n’avait pour but que de retenir les mercenaires, les éloigner loin de leur client, Leonid Kovar. Mais Selinda n’eut pas l’occasion de faire part de son inquiétude à ses compagnons d’arme. Une douleur aiguë traversa sa peau. Son adversaire ailé venait de l’égratigner avec une arme dont elle n’avait rien vu. Elle se sentit alors plus faible et son sang quitta son visage. Quelques secondes plus tard, elle sombrait dans les bras de Morphée.

*

« Il t’attend.
- Bien. »

Victor emboîta le pas du garde du corps au fort accent russe qui le mènerait jusqu’à Leonid Kovar. Il savait qu’il n’aurait qu’une seule chance pour éliminer le chef de la mafia russe. Sans compter qu’il disposait peut-être lui aussi de super pouvoirs, comme l’avait suggéré une heure plus tôt le Vigilante. Victor s’était présenté au QG de Kovar, une vaste propriété surveillée vingt quatre heures sur vingt quatre par pas moins de quarante hommes armés jusqu’aux dents. Une milice privée et totalement légale qui avait ordre de tirer à vu. De toute façon, si un problème se présentait et si un innocent était abattu, les meilleurs avocats de la région s’empresserait de faire annuler les plaintes et de blanchir leur client. Victor avait donc subit une fouille au corps par l’un des trompe-la-mort qui l’avait alors introduit dans le hall de la villa. Le parquais était vernis et brillait, donnant lieu quelques mètres plus loin à un imposant escalier en marbre. Pourtant, Victor n’eut pas l’occasion d’y mettre les pieds et se retrouva au sous-sol, par une porte dérobée. Il descendit les escaliers en silence et dans la pénombre. Le souffle brutal de son guide le guidait dans l’obscurité. Finalement, ils avaient débouché sur une anti-chambre aux murs nus qui donnait vraisemblablement accès au bureau privé de Kovar. Trois autres gardes avait inspecté le cadavres de fond en comble puis Victor avait eut à subir une nouvelle fouille qui ne donna rien.

Ces salopards se croyaient tout permis, bien protégés derrière leur maître tout puissant. Leur prudence exacerbée mettait l’ancien quaterback mal à l’aise, d’autant plus qu’il doutait du plan du Vigilante. Et si ça ne fonctionnait pas comme prévu ? Il y avait tellement de facteurs possibles pour qu’il y est un accident. C’était vraiment dangereux de prendre tout ces risques. Mais Victor était maintenant obligé de s’exécuter. Le Vigilante l’avait supplié, lui avait confié son histoire et les blessures de son âme. Non, il ne pouvait pas le décevoir en abandonnant si près du but. Aussi accepta-t-il la fouille et les regards mauvais sans broncher.

Finalement, le garde tapa un code à l’abri des regards et la porte métallique donnant accès au bureau coulissa. La pièce était grande et sobrement décorée. Qui plus est, il faisait beaucoup plus chaud qu’en haut, comme si les lieux se trouvaient aux portes de l’enfer lui-même. Cela ajouta à l’anxiété de Victor, capuche rabattue pour qu’on ne le reconnaisse pas. Leonid Kovar siégeait dans un fauteuil et observait le nouvel arrivant d’un œil froid. Il portait les cheveux longs et une barbe blonde mangeait le bas de son visage. Il devait être âgé d’une quarantaine d’années, pas plus. Lorsqu’il se leva, Victor put découvrir qu’il était musclé et qu’emmenait de son être une puissance assez surnaturelle. Mais il ne devait pas perdre pied. Il déposa le corps du justicier à ses pieds et dit de sa voix la plus calme et sereine, tandis que son rythme cardiaque s’accéléra :

« Voici votre homme.
- C’est vous qui l’avez tué ?
- Oui, monsieur. Une balle dans la tête. Il n’a pas été assez rapide, monsieur. »

Leonid hocha la tête, apparemment satisfait. Le dénouement approchait pour Victor qui sera les poings et ferma les yeux. Encore quelques petites secondes. Leonid retira le masque du Vigilante et éclata de rire en reconnaissant Harry Stein, l’homme dont il avait détruit la vie. Victor retint un cri de rage. Se tournant vers l’assassin du lieutenant, le russe lui dit :

« Montre-moi ton visage, que je vois qui a éliminé mon ennemi. Allez, n’est pas peur. »

Victor expira puis révéla son identité. Son œil valide fixa un Kovar des plus surpris de voir dans sa maison un ancien Titan.

« De la part de Harry. »

Il appuya sur un bouton et le cadavre du lieutenant vola en éclat, dévastant par là même occasion la pièce et la villa.
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