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 Episode 6 : Intégration 6/6

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La Rédac'
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MessageSujet: Episode 6 : Intégration 6/6   Dim 20 Sep - 15:27

« Nous faisons de notre mieux pour continuer à vivre. N’ayez pas d’inquiétude pour nous. Nous sommes… je suis désolé de ne pas venir plus souvent », dit Leonardo en baissant la tête. « Nous espérons que tout se passe bien pour vous, là où vous êtes, et que vous êtes fier de nous, Splinter. »


Notre Père qui Etes aux Cieux… 2eme partie



Le vent siffla autour d’eux. Leonardo ne savait pas trop quoi ajouter. Michelangelo ne lui demanda pas de continuer. Aussi entra-t-il dans un état qu’il pourrait appeler de prière, même si ce n’était pas le cas. Il ne croyait pas en Dieu – pas beaucoup avant, plus du tout maintenant.
Il se remémora le soir où ils avaient déplacé le cadavre du jeune Javier Torres pour faire de sa tombe celle de leur père. Ils étaient venus tard, à une date qui devait se trouver dans les deux à trois jours après la mort de Splinter – la fin de l’été, à peu près. Ils avaient cherché la tombe la moins fleurie, signe du peu d’intérêt que témoignait le défunt. En y repensant, Leonardo se sentait honteux, terriblement honteux d’avoir violé une sépulture.
Ils avaient creusé, sorti le cercueil. Leonardo se souvenait qu’il était à ce moment à demi-endormi ; il était encore sous le choc et la nuit touchait presque à sa fin. Il ne comprenait pas qu’il était en train de commettre un crime odieux : perturber le repos des morts, sacrés aux yeux de son père.
Ils avaient laissé le cadavre dans son cercueil mais avaient mis le corps de Splinter, soigneusement embobiné de bandages et de tissus divers, dans la fosse. Ils avaient rebouché, médité quelques secondes, puis avaient enterré (ré-enterré) Javier Torres plus loin, dans l’espace réservé aux morts sous X.
Leonardo avait refusé d’y enterrer Splinter : il n’était pas mort sous X. Quatre personnes savaient qui il était et c’était bien plus que suffisant.
Javier Torres reposait là-bas, à présent. Et son père avait droit à une ruelle en gravillons, des lampes opaques et une stèle qui n’était pas à son nom.


« On se retrouvera seulement dans un an ? » se risqua Michelangelo.

Ils avaient quitté leur père. Ils le laisseraient en paix ce soir. Leonardo avait eu le cœur débordant de larmes et il avait eu beaucoup de peine à les contenir.
Ils étaient arrivés devant l’entrée du Green Wood Cemetery et il était déjà vingt heures. Ils étaient arrivés chacun d’une entrée, ils repartiraient tous ensemble du même côté. C’était silencieusement convenu.

« J’sais pas, dit Rafaël. On verra comment ça s’passe.
– Pour Thanksgiving, peut-être ? plaisanta Donatello.
– Non, pas les fêtes, décida Leonardo. Ca me rappelle trop Papa. »

Le poing de Rafaël le frappa dès qu’il eut fini sa phrase. Il se trouva théâtralement projeté de quelques centimètres dans les airs. Il retomba sur le sol meuble avec un petit crissement et un bruit étouffé jailli de sa gorge. Son anorak gagna en teintes de brun et de gris. Des lumières dansèrent devant ses yeux.

« Rafaël ! s’écria Donatello.
– TU FERMES TA GUEULE, LEO !!! Tu parles pas de lui ! » s’exclama Rafaël plus fort encore que son frère informaticien. Des moineaux endormis s’envolèrent, des chiens aboyèrent au loin. « Dis pas que tu te rappelles de lui, parce que si t’avais pas fais le con, il serait encore là !
– Raf, arrête s’il te plaît… se risqua Michelangelo.
– Ta gueule, Mike ! Tu sais que je dis la vérité ! C’est lui qui a insisté ! A cause de lui on est sortis et… »

Rafaël s’arrêta. Il s’effondrait sur lui-même, droit dans ses bottes. Leonardo ne s’était même pas relevé. Il restait visage contre terre et il préférait car il ne voulait pas que ses frères le voient pleurer.
Donatello et Michelangelo étaient perdus. La tension accumulée durant un an venait d’éclater devant leurs yeux et ils n’y étaient pas préparés.
Mike se rendit près de Rafaël. Il voulait le serrer dans ses bras, le calmer de sa peine – et se calmer lui-même de sa peine. Il commença à l’enlacer mais Rafaël le repoussa d’un mouvement brusque de l’épaule.
Donatello ne s’approcha de Leonardo. Il comprenait, aux mouvements saccadés de sa poitrine, que son frère chialait comme jamais.

« Je… je suis désolé, murmura Leo.
– Et tu crois que ça va arranger quoi ? Qu’on va te pardonner ? Toute notre merde, nos vies foutues en l’air, c’est à cause de toi…
– Raf, exagère pas…
– J’exagère, Don ? Tu trouves ? On était bien, avant. On vivait cachés avec Splinter et c’était mieux. A cause de lui, de ce salaud, on est DES PUTAINS D’ORPHELINS !!!
– Je… je ne voulais pas… » Mais Leonardo ne put continuer, ses larmes revenaient serrer sa gorge. Donatello retint Rafaël de toutes ses forces.

Michelangelo était abasourdi. Sa résistance mentale était déjà faible avant d’arriver ; à présent, elle était réduite à néant. Il voulait partir, disparaître, ne plus rien à voir avec eux. C’était trop de douleur et son cœur, pincé, lui faisait mal. Ils n’étaient plus une famille, songeait-il. C’était qu’une chimère en quoi il croyait.

« Qu’est-ce que tu voulais pas ? continua Rafaël. Qu’il meure ? Manquerait plus que ça ! Tu nous as fait sortir ! Ils l’ont tué parce qu’on était pas là pour le protéger !
– Je… snifl… je ne pouvais pas savoir…
– Tu voulais tout le temps sortir ! Et Splinter, il… il savait que c’était pas une bonne idée. Mais tu t’en foutais, pauvre con, et on t’a suivi ! On est sortis et on l’a laissé tout seul, à cause de toi !
– Je pouvais… pas savoir…
– Si c’est tes seuls arguments, j’comprends pourquoi tu perds tous tes procès.
– Raf, arrête. Rentrons chez nous. »

Rafaël serra la mâchoire, se demandant s’il avait libéré tout son venin. La colère battait encore ses tempes. Sa fureur était telle que, il le savait, dans quelques instants l’engueuler ne serrait plus suffisant. Il voudrait le taper, encore et encore, pour libérer sa haine, sa tristesse, pour que Splinter le pardonne et qu’il ai moins mal.

« OK. J’te laisse chialer, salaud. Mais c’est pas ça qui nous le ramènera. J’te hais.
– Rafaël… je… » Mais Leonardo n’arrivait plus à parler. Seules quelques syllabes mal articulées sortaient de sa bouche.
« Mike, Don, on se voit pour Thanksgiving. Venez à la maison. Toi, j’veux pas te voir, j’veux plus jamais te voir, t’as compris ?
– Rafaël, fais pas ça…
– J’fais ce que je veux, Mike. J’obéirais plus à personne. Salut. »

Rafaël leur tourna le dos, et s’engouffra à nouveau dans le cimetière. Sa moto se trouvait de l’autre côté, mais il ne leur dit pas qu’il s’arrêterait auparavant sur la tombe de Splinter pour, peut-être, se laisser un peu aller.
Leonardo releva la tête et vit le dos d’un pardessus s’en aller. Le chagrin prenait ses entrailles et si Donatello ne l’avait pas aidé, il n’aurait sans doute pas pu se relever.

« Je… suis désolé…
– Tais-toi, Leo. Tu commences à me gonfler. Ca sert à rien.
– Donatello, non… pas toi aussi…
– Je vais te ramener chez toi, Mike.
– J’ai mon scooter, réussit à articuler celui-ci.
– On le mettra dans le coffre. T’es pas en état de conduire, ça se voit d’ici. »

Michelangelo abandonna assez facilement. Il ne se sentait pas du tout de conduire, en vérité. Il voulait se coucher et ne se réveiller qu’au printemps prochain.

« Bonne chance à toi, Leo. J’espère que ça s’améliorera pour toi. Bonne soirée » dit Donatello en partant, le bras autour des épaules de Michelangelo.
« Donatello… attends ! » Il s’approcha, mais le regard que lui lança Donatello par dessus son épaule le figea sur place.
« Laisse-moi, Leo. Rafaël n’a pas tout à fait tort. T’as merdé, Leo. T’as vraiment merdé. »


FIN DU PREMIER ARC
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