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 Episode 13 S2 #7

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La Rédac'
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MessageSujet: Episode 13 S2 #7   Lun 5 Oct - 14:08

L’automne allait toucher à sa fin et la température commençait à descendre doucement, la région avait profité d’un « été indien » des plus clément. C’était particulièrement exceptionnel compte tenu de la région. Le Montana est plus connu pour ses hivers que pour la douceur de son automne.
Il en avait été conscient depuis un bon moment déjà, bien que l’instinct le pousse à faire « du gras pour l’hiver », il n’avait pas été aussi pressant qu’a l’accoutumée, comme un signale lui indiquant qu’il avait du temps devant lui.
Même si ça ne représentait qu’une infime quantité de l’énergie qui lui serait nécessaire, il aimait manger les baies sauvages par petite quantités, savourant pleinement leur parfum et s’en léchant les babines. Au pire, il mettrait une buche ou deux de plus dans l’âtre cette hiver.

Mikhail pensait a ses devoirs, il n’avait plus qu’une livraison à faire à la scierie avant la fermeture hivernale, après ça il ne resterait que sa commande spéciale, sa préféré dans l’année. Depuis 4 ans maintenant il livrait l’arbre de noël à la petite école de la ville, le budget de l’institutrice n’est pas énorme pour les petit plus extrascolaire et dans un premier temps il livrait son colis en secret. Mais l’année dernière, les enfants et l’institutrice c’étaient mis en « embuscade » pour le surprendre et le remercier, ils lui avaient fait promettre de les livrer au grand jour l’année suivante et les jeunes enfants avaient insisté pour qu’il décore le sapin avec eux…

Sur ces pensées réjouissantes et après avoir fini les baies de son buisson, le colossal ours brun reparti dans les bois.

*
**


Pour Virginia les choses n’allait pas mieux ces dernière minutes, la plaie béante dans son abdomen la clouait au sol alors que son double l’observait toujours depuis le miroir.

- Alors, tu as fini de jouer à l’enfant ?
- A… l’enfant ?
- Tu sais très bien de quoi je parle… « Ouille mon ventre me fait mal »… essaye au moins de te lever et tu verras que ce n’est rien.
- Mais…
- Essaye au moins.

Avec mille précautions nourries par l’appréhension, Virginia entrepris de se relever. Jusqu'à se rendre compte de l’étonnante facilité de la manœuvre.

- Tu te sens prête à m’écouter maintenant ?
- D’abord, où sommes-nous ?
- Tu as le choix, dans ton esprit, le mien… ou le notre… à toi de voir.
- Je sens surtout venir la migraine grand format… on se croirait dans un des délire que Michael décrit.
- Hum… ça tombe bien que tu parle de lui, c’est la cause de notre présence ici. Si mes souvenirs sont bon, tu es sensée être morte il y a une grosse dizaine de jour ?
Juste avant ça tu avais rencontré Michael, à moins que ce ne soit d’abord le chevalier, je ne sais plus trop. A ce moment là tu le trouvais minions, son passage de somnambulisme en caleçon y étant quand même pour quelque chose. Après il est passé à craquant au moment où tu l’à secouru, son petit air traqué et innocent je suppose. Enfin tu as pris un balle seulement par ce que tu étais auprès de lui… là, hors de ton corps, tu l’a vue prendre ton enveloppe inerte dans ses bras et pleurer comme un gosse, à ce moment c’est devenu de l’am…
- STOP !

Virginia était écarlate, l’exposer de ses derniers instant et les sous entendues…
Il fallait détourner la conversation.

- Et pourquoi sommes-nous ici ? Je veux dire spécialement au commissariat ?
- Il fallait un endroit qui te soit rassurant ou familier. La dernière fois j’ai tenté la plage de rêve… et je n’ai rien eu le temps de te dire vu que tu t’es jetée sur lui…
- Oui bon, admettons. Et si on en venait plutôt au fait ?
- Très bien… pour faire court : tu es mortes, nous sommes revenu, ça c’est la version télégraphique. Si on rentre un peu dans le détail, votre ami commun a enregistré un pacte pour ton retour…
- Attend un instant, si j’avais signé un pacte avec le diable, je m’en serais rendue comte quand même !
- Bien entendu… c’est moi qui l’ai signé ce pacte… tu revenais à la vie nous étions auprès de lui aussi longtemps que…

Le silence qui suivit était lourd et malsain, l’air comme chargé d’un orage à venir. La tête entre les mains, assise à son bureau, Virginia écoutait les révélations de son double. Aussi longtemps que quoi ? Présentement la question lui vrillait le crane. Son double se ménageait une pause, pour le suspense sans doute, qui commençait à être bien longue.
Relevant la tête, elle pu voir pourquoi, son reflet semblait aussi chamboulé qu’elle, une larme pointant timidement à la commissure de son regard. Puis elle redressa la tête, un sourire doux-amer aux lèvres…

- Mais nous reparlerons de tout ça plus tard… on vient te chercher…

Effectivement, la silhouette de Michael se découpait derrière la partie vitrée de la porte, un sachet de bägel à la main….

*
**



Virginia émergeait péniblement de son rêve, pourtant, malgré les brumes qui emplissaient encore son regard, elle distinguait une silhouette penchée sur elle. Il était là, assis sur une chaise à côté du lit, le regard inquiet. Comment attaquer la conversation ?

- Donne-moi une bonne raison de ne pas te descendre en te trouvant dans ma chambre au réveil ?
- J’étais inquiet à cause de l’heure…

Cherchant son revolver sous l’oreiller, elle le couvait d’un regard noir.

- Je… j’ai le petit déjeuné aussi… même s’il est 11h30…
- 11h30 ?
- Oui… j’ai entendu ton réveil sonner à l’heure dite, une fois prêt je suis sorti chercher le petit déjeuné a emporter mais quand je suis revenu tu n’était toujours pas là… j’ai attendu un bonne heure et j’ai fini par pousser la porte de séparation. J’ai essayé de t’appeler, de refaire sonner le réveil ou même de te secouer un peu l’épaule… mais tu viens seulement de te lever.

Virginia restait sans voie, ne remarquant pas que le drap était tombé sur sa nuisette. Redoutant l’éclat, Michael prit le partie de relancer la conversation pour noyer le poisson.

- Je vais te rechercher du café, il doit être froid maintenant.
Laissant le paquet en papier sur la table de chevet, il se dirigea vers la sortie avant d’ajouter :
Il n’y avait plus de donugth, je t’ai pris des bägel… ils sortaient tout juste du four…

*
**


Les derniers événements été louches, pas besoin d’être détective pour s’en rendre compte, hors c’était tout de même plus ou moins le job de Virginia, d’où une humeur au mieux morose sur la route.

- Rappel moi où on est sensé se rendre pour le prochain petit jeu de ce grand malade ?
- Aucune idée… on devait juste prendre cette route et attendre de tomber sur quelques choses d’exceptionnel…
- J’ai horreur de conduire à l’aveuglette.

A la mine renfrognée de sa conductrice, Michael préféra battre en retraite. De son côté, Virginia fut soulagé que Michael soit aussi peut attentif aux détails réel que la plupart des hommes. Ce qui la troublait le plus, ce n’était pas tant de ne pas connaitre leur destination, ce qui commençait vraiment à l’inquiéter ce trouvait dans son rétroviseur, car sur le reflet de son propre visage, ni le teint de craie, ni le regard aux yeux noir ne lui appartenait…


*
**


Wilbur venait de fermer le bureau de poste, la camionnette du compté venait de lui faire la livraison de courrier de la journée et il était temps pour lui de faire sa tournée du soir. Pas grand-chose aujourd’hui, une lettre des petits enfants de madame Otchkiss, le magazine « sous pli discret » de Frank dont l’épicerie doit encore être ouverte. Il pourra rentrer tôt pour cette fois. Sifflotant joyeusement, il enfourche son vélo et prend la route, les températures encore clémente l’incite à longer le sous bois, pourquoi ne pas s’offrir une petite bière tant qu’il passe chez Frank ? L’idée est plaisante après tout… et peut être aussi des haricots au lard, tant qu’Edna est chez sa sœur, elle ne pourra pas s’en plaindre.

Perdu dans ses pensées et la perspective de la joyeuse soirée qui l’attendait, Wilbur Jenkins ne vit pas l’ombre lui fondre dessus depuis les fourrés. Ecrasé sous la masse de muscle et de fourrure, une inconscience bienheureuse viendra le cueillir avant que les crocs ne commencent à fouailler sa chair.

Encore quelques coups et la curée se termine. La masse sombre se lèche les babine et ses griffe raclent sur le sol alors qu’elle traine les reste informes. De son passage, il ne reste que la bicyclette broyée et une flaque de sang…

*
**


Une salle au mur de pierre, rappelant une cellule de monastère. Deux faces d’une même pièce dissertent sur les derniers évenments.

- Ton humeur n’est pas au beau fixe visiblement.
- Je suis certain qu’elle m’en veut…
- Alors tu viens te murer avec moi pour réfléchir à tes sentiments ?
- Ce ne sont pas mes sentiments qui posent problème, elle m’en veut depuis qu’elle m’a retrouvé dans sa chambre au réveille.
- Si ce ne sont pas tes sentiments et que tu ne ressens rien de particulier pour elle, ça ne devrait pas t’inquiéter. Tu la connais surement mieux, mais il ne me semble pas qu’elle va t’abattre sur place.
- Je ne sais plus…

Les deux reflets occupaient la pièce exigüe, chacun à sa façon. Mikael était assis sur le bord de la paillasse, la tête dans les mains, L’esprit du chevalier en face de lui semblait travailler à un ouvrage d’enluminure.

- Tu ne dis plus rien ?
- Je ne te donne pas toujours la réplique, ça avait l’air de t’agacer prodigieusement.
- Oui, c’est vrai… mais là je suis perdu et je ne serais pas contre un coup de main.
- Tout dépend du domaine… s’il s’agit du risque que Virginia te tire dessus, je te conseillerais de plonger à couvert la prochaine fois qu’elle pointe une arme vers toi… s’il s’agit de tes sentiments, tu les voulais tien et entier. Malheureusement mon expérience a beau couvrir de nombreux domaine avec les années, le cœur des hommes reste extrêmement délicat… et je ne parle même pas du cœur des femmes.
- Je ne suis pas amoureux !
- Mais tu t’inquiète de ce qu’elle pense de toi, de ce qui peut lui arriver, de ce qu’elle ressent en générale… sa peine t’attriste, son sourire te transporte… je ne sais pas trop pour aujourd’hui, mais de mon temps on considérait ça comme des signes évident.
- Oui, enfin non… je veux dire… je ne sais pas…

*
**



Comme souvent sur les trajets, Michael somnolait, cette fois pourtant il semblait plus agité qu’a l’accoutumé. Ce qui amena deux question à l’esprit de Virginia : que pouvait-il bien se passer dans la tête de son camarade ? Et surtout, que ce passait-il dans la sienne ?

*
**
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La Rédac'
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MessageSujet: Re: Episode 13 S2 #7   Lun 5 Oct - 14:08

Le lendemain soir, ils seraient quasiment à la frontière et devraient décider de la marche à suivre. Le motel n’ayant qu’une chambre à deux lits de libre, le malaise grandit petit à petit dans la soirée. Finalement, un drap symbolique fut tendu en travers de la chambre, sur une ficelle fixée aux murs. D’un côté comme de l’autre de ce rempart de fortune, le sommeil se faisait attendre. Quoique….

*
**


- Alors comme ça on a du mal à dormir ?
- Si on vient me poser la question régulièrement, oui.

Virginia était couchée, sa chevelure d’ébène étalée sur l’oreiller, elle s’dressait à la personne assise sur la chaise à côté du lit… elle-même. Bien que quelques différence soit visible, tel le fait que son double soit vêtue de noir et arbore un teint bien plus pâle.

- Tu sais qu’il n’est pas bien loin ? A peine une épaisseur de drap et quelques pas… et pourtant si loin.
- Je sais surtout que tu m’énerve.
S’appuyant sur un coude, elle se tourna vers son reflet.
Je suppose que tu as enfin prévu de m’expliquer ce qui se passe ? Et que je vais encore me réveiller à une heure indue ? J’ai horreur de ça, ça plombe notre moyenne et il…
- S’inquiète de façon si touchante ? Est obligé de te veiller dans ton sommeil ? Quand on est aussi attentionné on devrait finir en prison, tu as raison.
- Ce n’est pas ça… il est mignon mais…
- Tu as un autre rendez-vous ? Un meilleur chevalier servant ? Au propre comme au figuré d’ailleurs.
- … non…

Un silence gêné s’attarde quelques instant entres les deux femmes. Puis Virginia reprend pied.

- Tout ça ne me dit toujours pas pourquoi nous sommes ensemble ici. J’attends toujours des réponses ?
- Et tu es plutôt têtue là dessus…
- Parfaitement.
- Que tu l’admettes ou non, tu l’aime… même un peu.
- Je ne suis pas d’accord, mais admettons.
- Et on pourrait dire que, sous un certain point de vue, moi aussi.

Durant quelques instant, Virginia resta silencieuse, plutôt perplexe.

- Alors si je résume, le fais que j’ai pu avoir un très léger béguin, de façon extrêmement passagère d’ailleurs, ma value un retour du néant en ta compagnie par ce que tu l’aime aussi.
- En substance, oui, c’est à peu près ça.
Puis le reflet ajouta presque dans un souffle : Jusque son amer fin…
- Quoi ?

Mais déjà le décor se trouble peu à peu.

*
**



Michael avait eu des difficultés à s’endormir et maintenant, son don endolorie le ramenait à la conscience. Louer une chambre avec un matelas aussi dur, c’est tout de même une honte. Commençant à bouger et à se réveiller complètement, plusieurs information capital lui sautèrent aux yeux. Premièrement, on a souvent mal au dos quand on dort sur le parquet. Ensuite, la chaleur contre lui ne venait pas de la proximité d’un radiateur, mais de Virginia couchée auprès de lui, la tête dans le creux de son épaule. Et enfin, après un rapide et prudent examen, qu’il était le seul encore un minimum vêtu alors qu’ils étaient tout deux roulé dans le drap qui s‘éparait la pièce en deux au moment où il avait trouvé le sommeil.

Avec d’infinies précautions, il entreprit de s’extraire de l’étreinte de Virginia sans la réveiller. Regagnant son propre lit en catimini, troublé, c’est en fixant le plafond qu’il sombre de nouveau.

*
**


- Cette fois c’est sur, elle va m’abattre comme un chien…

Michael marchait en rond dans une grande salle de pierre, adossé à un mur, son double d’un autre temps l’observait d’un air amusé.

- Elle va me descendre et ce ne sera même pas de ma faute… et arrête de sourire, si je suis somnambule c’est de ta faute !
- Et pourquoi devrait-elle t’abattre ?
- On était allongé ensemble au milieu de la chambre il y a quelques instant, et je suis quand même certain de m’être endormi dans mon lit.
- Effectivement. Et je puis t’assurer que je n’y suis pour rien.
- Mais elle était n…
et je n’ai même pas d’excuse ? C’est définitif, je suis foutu et elle va s’offrir un carton.
- Attend de voir, finis ta nuit à ta place et vois comment elle va réagir.

Et jusqu'à son réveil, en son fort intérieur, Michael se fit un sang d’encre.

*
**



En se levant, Virginia n’avait pas fait de bruit, trop honteuse de s’être réveillée nue enveloppé d’un simple drap au milieu de la pièce et en même temps soulager que Michael soit toujours dans son propre lit.

*
**


Le soleil était à peine levé et le shérif Harper était déjà à pied d’œuvre. Mount Slate est une petite ville calme et les derniers véritables événements ont été les mobilisations de 1939 et 70, quoique Frank en pense à chaque conseil municipal. Depuis déjà 25 ans il était en poste et n’avais rien de plus grave à gérer qu’un gamin chapardeur ou une dispute de bucherons au bar de temps à autre… et les poussée anti communiste de l’épicier aussi.
Mais hier soir les choses ont changée. Personne n’a revu Wilbur Jenkins depuis qu’il à fermé le bureau de poste la veille en fin d’après midi. Le plus inquiétant étant que son vélo à été retrouvé à moitié broyé au milieu d’une mare de sang. Oui, c’est une sale journée qui commence à Mount Slate.

- Phil, il va falloir prévenir la veuve de Wilbur.
- Mais on a pas encore le corps, il est peut être encore vivant shérif.
- Je sais gamin… mais cette flaque de sang représente pas loin de la moitié de ce qu’un corps contiens, ça et le nombre de bout de chair retrouvé… crois moi gamin, je suis pas coronaire mais je ne verrais plus jamais Wilbur à notre poker du samedi. Et surtout, je t’ai déjà dis de ne pas m’appeler « shérif ». Tu es déjà mon adjoint depuis un an, alors appel moi par mon nom.
- Bien monsieur Harper.
- Monsieur Harper, c’était mon paternel, mais c’est déjà un début. Je crois qu’Edna est chez sa sœur, contact là et demande lui de passer. Dis lui donc de venir pour le principe, si elle pose des question, soit évasif, elle sera déjà en pleure en repartant, on va éviter qu’elle le soit déjà en entrant.
- D’accord monsieur Harper.
- Et évite d’ébruiter l’affaire, on a pas besoin que nos concitoyens montent une battue avec des torches et des fourches.

*
**


- Il ne reste plus qu’une ville avant la frontière, on s’y arrêtera pour faire le plein de provision an cas de camping sauvage ?
- Hum…
- Et bien comme on ne sait pas vraiment où aller, je me demandais si on devrait s’arrêter pour faire des provisions ou si on tentais notre chance de l’autre côté de la frontière.
- Tu fais enfin copilote maintenant ?
- Euh… oui…
- D’habitude tu dors sur la route… ça m’étonne.
- Je voulais me rendre utile.
- C’est bien la première fois… en voiture je veux dire… enfin… tu m’as compris…

Un silence gêné s’installe dans l’habitacle de la firebird. Et pendant quelques minutes encore, l’asphalte défile, imperturbable et aussi immuable que déplacée dans ce décors de forêt séculaire.

- Ecoute Michael, je ne voulais pas te blesser… c’est juste que j’ai eu une nuit difficile, j’ai particulièrement mal dormi et je suis un peu à cran.
- J’ai compris…
- Tant mieux alors… et tu verrais quoi comme provisions ?
- Pour commencer, du café !

C’est sur un long fou rire que la route se poursuivi, une bonne partie de la tension des derniers jours évacué pour Virginia et le soulagement de ne pas avoir été abattue pour Michael.

*
**


Dans la salle de réception de l’hôtel, le plus grand bâtiment de Mont Slate, la pression monte doucement, aiguillonnée par un épicier particulièrement virulent.

- Et moi je vous dis qu’aucune bestiole des environs n’est capable de broyer un vélo de cette façon ! Quelqu’un a fait ça et ça ne peux pas être un de nos concitoyen !

La foule oscille et balance à cette idée. Les penchants humains sont ainsi fait, rejeter la faute et chercher un bouc émissaire et un reflexe aussi ancien que le monde lui même. Le maire appel au calme, joue sur les images rassurante, les forces de l’ordre font leur travail et le ferait surement mieux si chacun rentrait chez soit et qu’on ne les obligent pas à rester à cette réunion. Franck, lui, par en surenchère et exhorte les autres à se prendre en main, à voir dans l’étranger la cause de leur soucis. Et pendant le débats, le shérif Harper s’explique avec son jeune adjoint.

- Tu vois gamin, c’est pour ça que je n’aime pas ce genre d’événement, impossible de garder les choses sous contrôle dans une aussi petite communauté. Les esprits s’échauffent et ont perd du temps… si ça continu il va falloir que je mette Franck au trou pour obstruction… et là on sera assis sur un tonneau de poudre à cause de ses partisans… le pire ce serait qu’on en viennent à appeler les fédéraux. Ce qui sera obligatoire d’ici 48 heures, quand il faudra s’avouer vaincu et demander de l’aide. C’est fou ce que je donnerai pour pouvoir simplement aller à la pêche. Manquerait plus que des touristes débarquent là dessus.

*
**


La firebird venait de passer une avenue principale quasiment déserte, telle une ville fantôme.

- Pas très riant le patelin, j’espère qu’il y a quelqu’un à l’hôtel au moins.
- Moi aussi, ta voiture est très bien mais je ne nous vois pas dormir dedans.
- Rappel des règles, ont ne dénigre pas la voiture que j’ai eu pour mon diplôme, c’est un peu le dernier lien avec ma famille.
- Navré Virginia… dis, je peux utiliser la sonnette ?
- Pourquoi ?
- Ben je sais que c’est idiot, mais… je crois que j’en ai toujours eu envi. Pas vraiment un rêve de gosse au sens propre mais… enfin bon…
- Alors je t’en pris… je t’ai déjà dis que quand tu es gêné comme ça tu es vraiment mig… enfin attendrissant.

Quelques coups de sonnette plus tard, le réceptionniste fini par arriver. Visiblement, une bonne partie de la ville tenait meeting dans la salle de réception dont il venait.

- C’est a quel sujet ?
- Nous voudrions une chambre s’il vous plait.
- Bien, deux lit ou un lit deux place mademoiselle… à moins que ce ne soit madame ?
- Mademoiselle… deux lit s’il vous plait.
- Voulez vous une réservation au restaurant pour ce soir ?

Bien que la porte de la salle de réception soit refermée, des éclat de voie leur parvenaient.

- Oui, merci.
- Excusez moi, je ne voudrais pas être indiscret mais…
- Oh, ça ? Voyez-vous jeune homme, il y a eu un événement tragique… et le plus xénophobe de nos concitoyen en profite pour beugler sa plaidoirie. Il lorgne sur la mairie depuis un moment et cherche à se gagner plus de soutient.
- Je suis certain que ce serait formidable pour le tourisme…
- Vous avez de l’humour, j’adore ça. Votre chambre est la 12, elle a une vue charmante sur les montagnes.

*
**


20h30 dans le bureau du shérif, Jack Harper revois ses fiches une dernière fois. Décidément c’est une salle affaire et une journée à la con. Les relevés de plaintes du compté comportent 4 cas de disparition de campeur sur les 5 dernier mois. Pas de rapport apparent, on a conclu à une fuite au Canada pour la plupart. Mais avec ce nouvel événement, la théorie va être remise en cause… et il à fallu que ça tombe sur SA ville…

*
**


Le restaurant était loin d’afficher complet, et ne l’était surement que très rarement, les soirs de week-end peut être. Pourtant, Virginia et Michael furent agréablement surpris, même par la tarte maison.

- Vous êtes pas typique comme touristes vous.

De derrière son comptoir, une solide quinquagénaire à la coiffure en choucroute évoquant un ancien casque à toute épreuve, resservait un café à Virginia.

- C’est vrai qu’on vois pas mal de monde à la belle saison, mais là c’est un peu dépassé, la dernière vague est passé il y a bien trois semaines… pas que je m’en plaigne remarquez.
- Évidement. Mais mis à part la randonnée, il y a des curiosités dans la région ?
- Ah ça mademoiselle, je l’avais senti que vous étiez pas des touristes comme les autres. En générale les gens savent ce qu’il sont venu chercher dans le coin. S’en est même louche je dirais…
- Hum… pas tant que ça voyons… nous sommes… partis à l’aventure, un peu au hasard.
- Et ça jeune homme, ça vous amène au milieu de nul part ? A vous voir on dirais que vous fuyez quelques chose…
- N… non, pas du tout… nous…
- Vous m’avez pas l’air de fuir la justice en tout cas… vous êtes trop mignon ensemble, à rougir et à avoir l’air perdu comme ça vous me faite penser à un couple qui fuit la famille d’un de deux !

La serveuse rit de bon cœur devant la mine abasourdi des deux jeune gens.

- Vous savez, j’ai l’œil… Je peux même vous dire que c’est la demoiselle qui à pris l’initiative.
- Quoi ?
- Ne vous en faites pas jeune homme, on voit bien que la demoiselle s’impose plus et prend les décision. Vous me faite l’impression d’un doux rêveur dépassé par les événement.

Michael restait plus ou moins bouche bé, Virginia, la première surprise passé, souris avec innocence et presque un air de connivence avec la serveuse.

- Je le savais… de mon temps les garçons prenait plus d’initiative… à condition qu’on leur tienne la main. Ma fille tu as fais une belle prise. Je me sens de vous offrir le dessert et le café pour fêter ça.

*
**


Ce soir là, l’arrière boutique de l’épicerie était étrangement animée.

- Le shérif ne fait rien pour nous protéger ! Ce sauvage dans les bois a tué Wilbur, et il ne fait rien pour l’arrêter ! Le problème est toujours le même. Les étrangers viennent et tout va de mal en pis ! Le pire c’est que certains acceptent de les intégrer au paysage, de les considérer à leur place.

Plusieurs visages suivent avidement l’orateur qui se déplace, promenant ses mots autant que sa rancœur… sa haine même.

- Comme les touristes… un mal nécessaire tant qu’ils restent à leur place… mais les derniers sont partis il y’a des semaines maintenant. Et à peine le sang de notre camarade à t’il refroidi que débarque déjà des « curieux » ? La coïncidence est vraiment trop belle. Le bolchevique à des contacts ! Ses renforts se massent à notre porte et nous ne pourrions rien faire ? NON ! Une simple étincelle ! C’est tout ce qu’il manque pour que les indécis nous rejoigne… alors nous ferons el grand ménage !

Une bonne partie de la soirée se poursuivra ainsi… mais bien assez de fiel à déjà coulé ici…

*
**


- Et comment allons nous faire ? Je sais bien qu’après les « fines déductions » de notre logeuse, nous ne pouvions plus prendre de lits séparée mais…
- Nous ferons comme à chaque fois que cela à été nécessaire Michael, et en plus tu as de la chance, ce fauteuil m’a tout l’air de s’incliner, tu sera bien mieux que sur la moquette.
- Ah… oui, évidement… je ne l’avais pas remarqué dans son coin.
- Et comme d’habitude, j’ai priorité sur la douche…

Alors que la porte de la petite salle d’eau se refermait, Michael n’eu qu’à peine le temps de formuler une pensée sur le thème « Tient, elle a oublier de m’interdi… »

- Et si tu t’approche trop près de la porte pendant que j’y suis, souviens toi que je reste armée.

*
**


De nouveau le commissariat, Virginia été assise derrière son bureau, tel le marin se raccrochant à un morceau d’épave pour ne pas sombrer. De son côté, son double s’était adossé au classeur, la contemplant avec ce qui semblait être une pointe d’amusement dans le regard.

- Tu compte me pourrir toutes mes nuits maintenant ?
- Non, mais ce soir tu m’amuse particulièrement.
- Et en quel honneur ? Bien que mal à l’aise face à son sardonique reflet, l’environnement familier donnait un semblant d’assurance à Virginia.
- Et bien disons que je te découvre une certaine hypocrisie amusante.
- Je ne vois pas de quoi tu parle ! L’espace d’un instant, Virginia s’était prise à espérer qu’Isaac ferait irruption dans son bureau pour apporter une diversion salvatrice… mais point de légiste à l’horizon.
- Et bien tu menace de tirer sur ce pauvre Michael s’il à l’outrecuidance de s’approcher de la porte pendant ta toilette (et ce petit air traqué lui va si bien)… mais tu n’hésite pas longtemps avant de te glisser à pas de loup derrière cette dernière… ni à l’entre ouvrir pendant son propre tour.

Un léger malaise passa dans l’air. Virginia chercha désespérément un objet familier auquel se raccrocher. Ne surtout pas laisser le silence s’éterniser, trouver une excuse valable au plus vite. En tâtonnant sur le bureau sans même le regarder, sa main effleura ses clefs de voiture. Du concret, de l’habituel… du rassurant en somme.

- Et bien… il commençait à être long, j’ai eu peur qu’il ait refait une crise et se soit évanouie…
- Il aurait pu se noyer ?
- Exactement !
- Bien que ce soit une cabine de douche et pas une baignoire ?
- Hum… et bien… attend un peu. Pourquoi tu serais la seule à poser des questions ? Moi aussi j’aimerais savoir une chose ! Qu’est ce que je faisait à dormir nue sur le sol l’autre nuit ?
Oui, contre attaquer pour changer de sujet, c’était ça le secret. De toute façon, la réponse l’intéressait vraiment…
- Là, c’est extrêmement simple à expliquer. Depuis le temps que vous tournez en rond tous les deux, j’ai pris les choses en main. Tu aurais dues voir l’infini délicatesse avec laquelle il c’est éclipser pour ne pas te réveiller. Il a agit en véritable gentleman et bien qu’il s’en défende surement, ce n’est pas seulement par peur de représailles, il y avait autant de respect que d’affection dans ses gestes.
- Ah, vraiment ? Imperceptiblement, Virginia sentait le rose lui monter au joues.
- La serveuse avait raison, vous êtes adorable ensemble. Mais il faudra bien que l’un de vous fasse le premier pas.

Cherchant encore une fois la fuite symbolique, Virginia mis toutefois le doigts sur un point de détaille qui la chiffonnait.

- Et tu as quoi à y gagner de ton côté ? Tu disais qu’en quelque sorte, tu nous avais fais revenir pour lui ?
- Quelque chose que je croyais perdu… mais votre bonheur me tient réellement à cœur… crois tu que les contrats durent éternellement ?

*
**


Soudainement, Virginia se réveilla. A deux doigts de perdre l’équilibre. Elle se trouvait à côté du fauteuil, indubitablement sur le point d’embrasser Michael dans son sommeil…

*
**


- Alors Doris, les derniers touriste de l’année sont venus te rendre visite hier soir ?
- Et oui Roy. Un mignon petit couple si tu veux mon avis. Ils sont arrivé « par hasard »… genre départ imprévue.
- Tu es une incorrigible romantique Doris. Remets moi un café s’il te plait, je leur toucherais bien deux mots, des fois qu’une famille s’inquiète de la disparition d’un des deux.
- Je suis peut être une indécrottable romantique, mais vous êtes un bourreau de travail shérif.
- S’il sont en cavale pour une histoire de cœur, je te promet de leur laissé une heure d’avance avant de contacter le compté.
- Là, je vous offre une par de tarte avec le café !

Et justement, dans le hall de l’hôtel Virginia et Michael venaient de descendre.

- On prend le petit déjeuné à la cafétéria ?
- Mmhmm…
- J’ai compris, un pot de café pour toi avant de commencer à parler de la journée. C’est étrange, je n’aurais jamais cru que les fauteuils permettent de mieux dormir que les lits.
- Tu dis ?
- Que tu a l’air épuisé après une nuit dans un vrai lit. La prochaine fois on devrait échanger, ça te réussirais peut être mieux.
- Moi je te conseillerais d’arrêter l’humour a froid au réveil, c’est dangereux pour la santé…
- Ok, un pot de café Fort donc…

*
**

- Ce matin les enfants, nous partons en randonné pour voir la carrière. Vos parents ont bien signé vos autorisations ?

Un concert de petites voix affirmative répondirent à l’institutrice.

- Dites madame… vous croyez qu’on verra le grand monsieur ?
Une fois la première question lancée, le groupe d’enfant parti dans un brouhaha de question et de réponse interne jusqu'à ce que leur institutrice ramène un peu de calme.
- Nous aurons peut être l’occasion de voir monsieur Urlokov, mais lui aussi doit travailler. Allons y les enfant.

Tout au long du petit check-up de l’institutrice, puis de la mise en branle du petit groupe, un masse sombre et hirsute observe du haut du bloc d’ardoise. La salive goutte lentement de sa mâchoire entre deux mouvements d’une langue râpeuse. Bientôt… son dernier repas avait été trop filandreux, trop âgé. Mais là… une dernière fois les griffes tirèrent des étincelles de la roche sombre.

*
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MessageSujet: Re: Episode 13 S2 #7   Lun 5 Oct - 14:10

irginia et Michael avait passé commande et c’était installés à une table avec leur consommation. Virginia avait tout juste bu sa première gorgée de café quand le shérif du cru les rejoignit et les salua.

- Monsieur, Mademoiselle. Une belle journée qui commence.
Laissant le temps à Virginia de savourer sa dose matinal de caféine, Michael répondit pour eux deux.
- En effet shérif. Puis, se croyant obliger d’ajouter des détails : Le calme est agréable.
- C’est vrai… et je m’en veux un peu de vous importuner de bon matin. Mais Doris est persuadé que vous êtes en cavale pour fuir les parents d’un des deux… et par principe je me dois de poser la question.
L’air amusée, Virginia prit alors la parole.
- C’est naturel… et si ça peut rassurer votre conscience professionnel, nous ne fuyons personne. Je profite seulement de congé trop rare… mais vous savez ce que c’est ?
Discrètement, elle avait sortit sa plaque, amenant un sourire sur le visage du shérif.
- Je vois ce que c’est… arrive un moment ou le boss vous mets presque dehors pour recharger les accus. Je sais ce que c’est de prendre des vacances en dehors des périodes touristique et sympathique. Profitez bien de vos congés.

De nouveau il les salua et pris congé.

- Ce n’est pas risqué de sortir ta plaque comme ça ? A Los Angeles tu t’es vite fait prendre….
- Là bas notre amis m’a fait remarquer que j’étais loin de ma juridiction. Là je suis « en vacance », tant qu’il ne vérifie pas mon identité auprès du centrale tout ira bien. D’autant que nous ne sommes même pas dans le même état, il lui faudrait une paire de jour pour avoir la réponse. Arrête de t’inquiéter et fini ta part de tarte.

*
**


Le jeune Phil venait de recevoir un cou p de fil des plus inquiétant… le shérif lui aurait même dit que c’était un véritable pot de pue.
Le jeune adjoint n’avais aucune idée de la marche à suivre. Donc il courrait comme un dératé pour aller prévenir le shérif, à cette heure il devait se trouver à la cafétéria de madame Hoffnagle. Autant pour le café que pour se tenir au nouvelle du jour. A ce point de ses pensées, il ne vit pas Frank passer le balaie devant son épicerie jusqu’au moment de la collision.

- Bougre de petit salopiaud !
- Pardon monsieur Farmer. Je dois vite prévenir le shérif, il y a eu un gros problème.
Frank Farmer eu un instant ce petit sourire… du genre que vois les petit mammifère à fourrure quand un serpent se redresse en face d’eux.
- Et il s’est passé quoi au juste, gamin ?
- Un drame à la carrière. Une silhouette énorme à estropié la moitié des ouvriers et enlevé les enfants de l’école en randonné…
- Ah… je crois qu’Harper est chez Doris. File de là, je lui toucherais deux mots si je le croise avant toi.

Alors que Phil reprenais ça course, Frank remisait déjà son balaie et son tablier, un sourire mauvais tordant ses lèvres.

*
**


Virginia et Michael en étaient encore à planifier leurs prochains jours de route quand l’adjoint du shérif passa les portes hors d’haleine.

- Sh… Shér… Shé… Shériff…
- Reprend ton souffle Phil. Respire un grand coup et pense à ce que tu voulais dire. Doris, tu pourrais lui servir quelque chose à boire s’il te plais ?
Le jeune homme réussi à reprendre son souffle après quelques instants de repos et un verre d’eau
- Le contremaitre de la carrière à appelé, il y a eu un gros problème.
- C’est un début gamin… mais tu en oubli une partie là ?
- Oh… Euh, oui. Mais je sais pas si je peux… enfin… y’a du monde.
- Bon instinct gamin, mais de toute façon, Doris apprends tout ce qui passe dans cette ville à un moment ou un autre. Alors vas-y.
- Miss Shepard a emmené les enfants en randonné et devait aller jusqu'à la carrière puis juste à l’orée des bois. Mais une masse à fait un carton sur la moitié des ouvriers et à enlevé les petits et Miss Shepard..
- Merde ! Bon, au moins personne n’est au courant en dehors d’ici. Doris, il va falloir que tu garde ça pour toi au moins jusqu'à ce soir. Nos deux touristes sont en fond et en pleine discussion, il n’ont surement rien entendu… si on peut contenir ça quelques heures, on aura le temps de faire au mieux pour gérer.
- Si tu veux mon avis Roy, Il y a un os dans ton plan.
Doris désignait le jeune Phil du menton. Et celui-ci avait tous les signes du gosse qui vient de réaliser qu’il avait fait un grosse bêtise.
- Phil… dis moi que je ne vais pas devoir te mettre de corvée de chiotte…
- Euh…
- crache le morceau si tu a fait une boulette… et si c’est par miracle une idée géniale, ne t’en prive pas non plus.
- Ben… j’ai peut être croisé monsieur Farmer en route.
- Et ?
Roy Harper l’avait pourtant bien senti cette journée. Elle avait commencé de façon ordinaire, c’est ça qu’il aimait, le calme et la normalité… mais là, un imposant nuage d’orage pointait le bout de son nez sur sa quiétude.
- J’ai peut être laissé échappé quelques mots de trop…
- Là, tu as intérêt à avoir une brosse à dent de secoure.

De la rue, le brouhaha d’une foule commençait à se faire entendre.

- Et il a été vite le salopard…

*
**


Frank était fier de lui. Enfin la vie lui avait donné ce qu’il attendait depuis si longtemps. Une cause autour de laquelle fédérer. Peut être pas une de ce grandes cause pour les bobos, mais une cause qui justifiait ses penchant xénophobe et lui permettrait de laisser s’exprimer. A croire qu’un gène chez lui venait du vieux continent, le genre de gène qui pousse à réunir une foule avec fourche et torche et à s’en prendre à un bouc émissaire. Presque la moitié des homme valide de la ville le suivait, armé de ce qu’ils avait trouvé, fusil de chasse, manche de pioche, barre à mine…
Enfin une chance d’en finir avec le ruskof… et ses complices ! Des touristes hors saison. Mais pour quel espèce de crétin le prenaient ils ? Débarquer comme des fleurs juste après le carnage sur Wilbur. Se fondre dans le décor et quoi ensuite ? S’installer dans la région ? Lui vivant, plus jamais ça ! Il allait enfin nettoyer la région.

Les faux touristes étaient surement encore chez Doris… cette vendue qui chouchoute les envahisseur. Impossible de la faire tomber avec eux pour l’instant. Elle faisait trop parti du décor pour tout le monde. Mais une fois la machine bien lancée, elle regretterait d’avoir repousser ses avances toutes ces années.

*
**


Le shérif Harper vit la foule quelques seconde après l’avoir entendu, le début du cortège tournait à peine au coin de la rue. Ce salopard avait fait très vite… et il allait falloir le prendre de vitesse.

- Doris, on va sortir en trombe, dès qu’on est dehors baisse la grille et barricade toi, Frank a senti le gout du sang et a fini par trouver une foule en colère pour commencer les lynchages. Il risque de te prendre pour cible s’il est dessue d’avoir raté nos touristes.

Avec l’agitation qui commençait à régner dans la cafétéria, Virginia avait prêté l’oreille aux propos du shérif.

- Vous parliez de « rater les touristes », je suppose qu’il n’est pas question d’un guide obligeant qui aurait peur de raté deux pigeons ?
- Exactement inspecteur, en fait ce serait plutôt le genre de paroissien à lancer un battue et à vous inviter à passer devant… de préférence en vous priant de courir en zig-zag en poussant des petits cri.
- Vous avez des concitoyens charmant.
- Vous avez un véhicule discret ?
Avant que Virginia ne répondent, le shérif vit Michael grimacer. Puis se mordre la lèvre quand Virginia s’en rendit compte et lui laboura le tibia sous la table.
- Ok… dans ce cas on file tout de suite. Je dois au moins vous mettre en sécurité. Phil !
- Oui monsieur Harper.
- Tu reste ici et tu veille à ce que Doris ne coure pas de risque… s’il le faut, tire en l’air pour tenter de les dissuader.
Il se tourna ensuite vers Virginia.
Navré de pourrir vos vacance inspecteur Appelthorn, mais il va y avoir du sport.


*
**


Se retrouver bring-balant dans un 4x4 lancé sur une petite route n’était pas le plan d’origine de Virginia et Michael. Par contre, après avoir été mis au courant des tenants et aboutissant de l’affaire, et surtout des deux événements qui avaient permis à l’épicier de mettre le feu aux poudres, leurs regard se croisèrent. Comme d’habitude, le hasard les mettait sur la bonne route. Et ce genre de hasard commençait à sérieusement chauffer les oreilles de Virginia.

*
**


Il y avait quelque chose dans l’air. Quelque chose d’inhabituel… il y avait de la peur. Et pas la peur habituel d’une forêt, celle des petits mammifère et des oiseaux qui anticipe en permanence la présence d’un prédateur. Celle là, Mikhail avait appris à en faire abstraction, comme un portail devant lequel vous passeriez chaque jour, au bout d’un moment, il faisait parti du décor, il était là et ne nécessitait plus que vous le remarquiez. Là il était question d’une peur bien humaine, une tel le concentration indiquait qu’il y avait pas mal de monde, peut être même… merde ! Les gosses !

La silhouette imposante du bucheron traversait maintenant la forêt, un poète aurait dis que les bois s’ouvraient devant lui… ce qui n’était pas tout à fait faux. Simplement, ils ne s’ouvraient pas, ce qui était sur la trajectoire et qui n’atteignait pas la taille et la résistance d’un arbre déjà bien formé était simplement écarté par le colosse. C’est à peine s’il prit garde au bruit de moteur qui approchait.

*
**


- Shérif ! Peut on au moins savoir où nous allons à ce rythme ?
Michael n’aimait pas crier, mais la jeep n’était pas étudiée pour avoir le calme ouaté d’un salon de thé.
- Nous allons chercher monsieur Urlokov. Ce sympathique bucheron fait aussi partie des bêtes noire de Franck. En plus, si on dois chercher les gosses dans les bois, je préfère encore avoir un spécialiste du terrain avec moi.
- Evidement, dis comme ça je comprends mieux.

Virginia, elle, se concentrait sur la route, principalement pour savoir si la foule en colère avait décidé de ce véhiculer ou de les suivre en lâchant les chiens. Pour dissiper un peu la tension, elle voulu étancher sa curiosité.
- Et si à tout hasard on aperçoit un bucherons entre les arbres, il ressemble à quoi votre gaillard ?
- Vous ne pourrez pas le louper, c’est un colosse comme on en vois que dans les f… BORDEL DE MERDE !

S’en suivit un dérapage plu sou moins contrôler pour éviter le dit colosse qui venait de surgir sur la route sans leur prêter plus d’attention qu’a une charge de lapin.

*
**


Les enfant été pétrifié, et on l’aurait été à moins. Il y avait une petite heure seulement, il s’apprêtaient à visiter la carrière avec leur institutrice. Là, l’horreur leur était tombé dessus. Une masse de fourrure, de griffes et de crocs écumants avait surgi et lacéré l’un des ouvriers. La créature à peine humanoïde les avait entrainé et poussé, comme un chien de berger démoniaque les réunissant pour les mener dans une espèce de caverne au fond des bois.

Les régions montagneuse regorge de grotte de ce type, Hélène en avait visité plusieurs et même une foi emmené ses élèves. Elle n’avait eu qu’a ce méfier des ours ou couguars hypothétique, le plus souvent éloignable avec une fusée de détresse ou en suivant les instructions des gardes forestier quand aux zones à risque. Là, toutes ses terreurs nocturne lui revenait en pleine face. La créature dévorait encore les reste de l’un des ouvriers de la carrière. Elle avait épargné ce spectacle aux enfants en les « cachant » autant que possible plus profondément dans la caverne. Mais la créatures allait finir son macabre encas. Et là…

*
**


Le hasard est parfois une chose formidable. Il y a moins de cinq minutes, ils avaient été à deux doigts de renverser l’homme qu’ils cherchaient… sans d’ailleurs exactement savoir où. Michael en était presque émerveillé… Virginia se classerait plutôt dans la catégorie ulcéré.
- Ce qui me sidère c’est que vous courriez justement par ici, surtout pour les mêmes raisons que nous visiblement. Je ne vois pas qui vous à mis au courant ?
- Je l’ai sen… enfin, je le craignais. Rapport aux cris… quand la forêt est calme, ça porte loin…
- Et ça vous porte où ?

Le shérif jouait à ce qu’on appel le jeu des questions réponses… d’autre aurait simplement dit qu’il tournait autour du pot. Et c’était l’avis de Virginia…

- Pour faire court : « Savez vous vers où nous diriger pour retrouver les gosses et leur instit et nous guiderez vous ? »
Le colosse sourit avant de répondre.
- Vous êtes direct… la réponse est oui pour les deux… il faudra bientôt reprendre à pied. Et cacher le véhicule.
- Quoi ?
- Il y a au moins deux autres véhicule qui suivent… et vu votre air d’urgence et l’absence de sirènes, je suppose que ce ne sont pas de brave travailleur ?
- Shérif, si je met la main sur votre épicier, je lui colle une balle dans le genou.
- Il y a peu de chance inspecteur Appelthorne… on ne tire pas sur un homme qui est derrière les barreaux.

*
**


La créature avait fini et commençait à loucher vers l’anfractuosité ou Hélène avait tenté de protéger les enfants… la femme représentait un morceau de choix, de quoi s’ouvrir l’appétit et oublier le gout fort et déplaisant de l’homme. Les griffes tiraient des étincelles de la roche tandis que la salive poissait les crocs. Des excroissances osseuse ornaient certaine articulation et courraient le long de la colonne vertébrale de la bête, la dissociant définitivement de toutes espèce animal connu. Alors l’horreur fit encore un pas en avant… un pas… car la créature s’était redressée, silhouette humanoïde contrefaite. Le mufle couvert de sang s’approcha du visage de l’institutrice et ce qu’elle lut dans le regard était bien trop humain… elle y vit de la folie, de la convoitise… et de l’amusement. Le crie était au bord de ses lèvres, jusque là, veiller sur les enfant lui avait fait garder la tête froide mais il ne manquait plus grand chose pour la faire craquer.

La bête eu un soubresaut d’oreille et se tourna vivement vers l’entrée, avant qu’un son ronflant et guttural ne passe ses babines.

- De nouveaux invité… mais tu es la proie.

Et Hélène Wigleaf hurla…

*
**


Mené par le bucheron, le petit groupe venait d’arriver. En deuxième ligne venait Harper et Virginia, Michael les avait suivit. Le shérif aurait surement trouvé à redire à la présence d’un civile, bien que leur guide en soit un également, il avait au moins une utilité. Mais dans le feu de l’action, sa présence était passée inaperçue. L’entrée de la grotte n’était plus qu’a un jet de pierre… quand la mouche du coche fit irruption.

Franck Farmer et un demi douzaine d’acolyte débarquèrent dans la petite clairière qui formait une sorte de perron à la caverne. Ils portaient fusils et barres à mines, avançant tout aussi déterminé que goguenard à l’idée de leur salle besogne. Le tableau aurait pu rester ainsi figé jusqu'à ce qu’un des deux parti ne fasse un faux mouvement ou perde patience… mais à la roulette russe, c’est le destin qui mène la danse.

Le hurlement de l’institutrice fit voler le tableau en éclat. A peine Franck et ses hommes se retournèrent que la bête était sur eux. Les renversant sans qu’ils ne puissent offrir plus de résistance que des quilles. Le craquement sonore qui suivit n’était pas celui des branches dans lesquelles ils furent projeté, mais celui du bras de Franck, s’il avait pu formuler des propos cohérent dans les brume de la douleur, il en aurait attesté.

La dernière chose à s’imprimer dans son esprit avant que les rouages bienfaisant de son cerveau ne le plonge dans l’inconscience. C’est la silhouette de l’homme qu’il haïssait tant, percutant la bête avec la force d’un wagon remplit de brique, parvenant même à la renverser malgré sa taille massive. Sauvé par ce bolchevique… s’il n’avait pas envie de se mordre la langue, l’ironie de la situation le ferait rire.

*
**


- Bordel ! Mais quel pauvre naze !

Virginia n’avait eu que le temps de cette bordée de juron avant que les choses ne se précipitent. Le hurlement de l’institutrice, la charge de la bête, les pequenaud qui s’égaillaient dans la nature, sauf le crétin en chef… et ce Urlokof qui s’élançait comme une locomotive pour renverser la créature aussi surement que si elle n’avait pas eu l’air de taper dans la demi tonne de muscle et de truc acéré.

Le bucheron avait tiré l’épicier hors de la zone de feu… sauvé un connard xénophobe près à vous coller sur un bûché… faut il être altruiste ou idiot pour ça.

Tout se mettait en place d’instinct. Le shérif et elle avait la bête dans leur ligne de mire, le bucheron empoignait maintenant un branche qu’elle même aurait volontiers qualifier de tronc et Michael faisait le tour pour essayer d’atteindre la grotte et d’évacuer les occupants. Virginia se sentait plus à l’aise, dans son élément. Pas de sorcellerie, pas de démon… juste un bon gros prédateur plein de poil à truffer de plomb pour sauver des civiles… là au moins, elle se sentait sur son terrain… jusqu'à ce que la créature se redresse sur ses pattes arrière et avance comme un homme.

- Je commence à en avoir plein le dos de ce foutu voyage…

*
**


Michael avait réussit à s’introduire dans la caverne. Trouver la jeune femme prostrée devant une anfractuosité ne fut pas trop difficile… la remette sur pieds pour pouvoir la faire courir ne serait-ce qu’en mode automatique en était une autre… comme pour la douzaine de gamins caché derrière elle.

Les coups de feu commencèrent à crépiter à l’extérieur, se répercutant dans la caverne avec des airs de tonnerre, suivit du bruit d’un arbre qui s’abat violement.

Ils finirent par arriver à l’entrée de la grotte. Mais le spectacle n’était pas tout à fait celui qu’ils attendaient. Le shérif était pris sous les branches d’un jeune arbre qui avait été abattue dans la bagarre. Virginia restait en retrait, son chargeur probablement vide. Le bucheron tenant la bête à distance avec une espèce de tronc qu’il brandissait comme un gourdin. Michael essaya de faire passer les enfants en silence le long de la paroi pour se faufiler loin d’ici. Glissant quelques mots à l’oreille de leur institutrice.

- Dès que tout le monde est dehors, foncé vers le bas de la pente avec les gamin. Le 4x4 du shérif est en bas, voici les clefs.

La petite caravane avait quasiment quitter le théâtre des opération quand l’un des enfant trébucha et, n’y tenant plus, pleura… décidément le destin était joueur aujourd’hui…

*
**


Virginia n’avait plus de munitions, évidemment la boite de cartouche était resté dans la FireBird. Michael avait quasiment fini de faire sortir les gosses et de contourner la clairière quand l’un d’entre eux se prit les pieds dans une racine et attira l’attention du monstre par ses pleures.

Repoussant le bucheron, la créature bondit en hurlant.
- PAS MES PROIES !

Michael n’eu pas le temps de réfléchir, il plongea en avant pour intercepter la bête alors que l’institutrice relevait l’enfant pour reprendre leur course effrénée. Mais ce furent les pâtes de la bête qui le cueillir au vol, imprimant une dizaine de sillons dans ses flancs avant de l’envoyer contre un arbre. Michael retomba inconscient et… cette fois, personne ne se releva « à sa place » …

*
**


Mikhail Urlokov vit le jeune homme au cheveux blanc plonger aveuglément pour protéger le gamin. Là, il fallait vraiment faire quelque chose.

- Tu a été beaucoup trop loin Tovaritch…

A mesure qu’il s’élançait sur la bête, sa morphologie changea. C’est craquèrent et se ressoudèrent, s’allongeant ici et là. Ses muscle prirent en volume et se tendirent, véritable câbles d’acier tendu sous une fourrure en pleine expansion elle aussi…

Et c’est un ours titanesque à la fourrure brun doré qui percuta le monstre et roula furieusement avec lui. Alors que les genoux de Virginia flageolèrent un instant…

*
**


Son propre salon… aucune idée de ce qu’elle pouvait faire soudain là, assise dans le sofa en face de la télé… bien que certain détaille cloche. Des bibelot manquait tandis que d’autres totalement inconnu trônait ici et là, l’écran était aussi bien plus imposant que dans son souvenir. Sans compté la présence presque familière maintenant de son double.

- Tu m’excusera chérie, mais j’ai due prendre les rennes. Personne d’autre ne pourra finir le boulot aujourd’hui sinon.
- Comment ça « finir le boulot aujourd’hui » ? Virginia ne comprenait plus rien, pour la première fois, elle faisait une « crise » en plein jour et théoriquement bien éveiller… alors c’était ça l’univers de Michael ?
- Ce n’est pas un animal… c’est l’un d’eux. Il s’encombrerais plus de langage, il pourrait te dires qu’il est la colère, l’envie… tout les sentiments mesquin qui mènent à la violence. A ce titre, même votre formidable nouvel ami l’ours ne pourra pas s’en débarrasser.
- Mais pourquoi moi… enfin je veux dire « nous » ? Michael va encore se transformer, laisser la place à l’ange et comme dans le désert, un coup d’épée et POUF, plus de monstre. C’est ce qu’on à prit l’habitude de faire.
- En temps normal oui… mais ils doivent être conscient pour permuter.. et Michael est totalement inconscient, il souffre peut être même d’une commotion en plus des coups de griffes. Rien qui puissent le tuer… mais il aura besoin d’au moins une journée complète de repos avant de sortir de l’inconscience.
- Mais je ne vois toujours pas ce qu’on peut faire. Je n’ai même plus une balle. Je lui ai vidé mon chargeur dans al paillasse sans même que ça le fasse ciller.
- Pour ça, laisse moi faire…

*
**



L’ours et la créature s’engageait dans une lute de titan, échangeant coup pour coup, ébranlant quasiment les bois des répercussion de leur affrontement. Imperceptiblement, Mikhail finirait par ressentir la fatigue… contrairement à son adversaire.

De son côté Virginia s’était redressée. Son regard n’avait plus rien d’humain, deux simple perle d’obsidienne perdue dans un visage de craie. Lentement elle releva son arme inutile et pris le temps de viser. Il n’y eu pas de détonation, plutôt un silence assourdissant. Le projectile percuta la créature de plein fouet, la faisant tituber.

Du point d’impact, sa substance commençait à se dissoudre. Obscène lapin de pâque dont l’enveloppe de chocolat fondrait sur le vide… ne dévoilant qu’une brume sanglante. Son cri fut long et horrible… autant que ceux de ses victimes. Quand il n’en resta rien qu’un souvenir, Virginia s’affaissa à son tour.

Seul un colosse aux vêtement en lambeaux se tenait encore debout dans la clairière. Lentement, il réuni les corps inconscient de ses compagnon d’un jour. Arrivant à Michael et l’observant, ses blessures fraiche et tant d’autres ancienne visible par les pans déchiqueté de ses vêtement, il entama un sorte de longue plainte, chanson sombre accentué par sa voie profonde et les accent de sa langue natale.

*
**


Quelque part, dans une espèce de cellule de monastère qui n’existe pas vraiment, Michael est allongé, veillé par son reflet.

- C’est une très vieille chanson des Balkan… qui en d’autre temps s’était appliqué… à moi…

Et à son tour, reprenant le rythme, el chevalier entonna :

Le héros gît au sommet de la montagne verte.
Le héros gît avec neuf blessures en son flanc…
Ô toi Faucon, vole vers lui, vole lui dire que ses hommes sont saufs,
Saufs dans les montagnes, tous ses hommes saufs.
Le héros avait neuf blessures en son flanc
Mais ce fut la dixième qui le tua.
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