irginia et Michael avait passé commande et c’était installés à une table avec leur consommation. Virginia avait tout juste bu sa première gorgée de café quand le shérif du cru les rejoignit et les salua.
- Monsieur, Mademoiselle. Une belle journée qui commence.
Laissant le temps à Virginia de savourer sa dose matinal de caféine, Michael répondit pour eux deux.
- En effet shérif. Puis, se croyant obliger d’ajouter des détails : Le calme est agréable.
- C’est vrai… et je m’en veux un peu de vous importuner de bon matin. Mais Doris est persuadé que vous êtes en cavale pour fuir les parents d’un des deux… et par principe je me dois de poser la question.
L’air amusée, Virginia prit alors la parole.
- C’est naturel… et si ça peut rassurer votre conscience professionnel, nous ne fuyons personne. Je profite seulement de congé trop rare… mais vous savez ce que c’est ?
Discrètement, elle avait sortit sa plaque, amenant un sourire sur le visage du shérif.
- Je vois ce que c’est… arrive un moment ou le boss vous mets presque dehors pour recharger les accus. Je sais ce que c’est de prendre des vacances en dehors des périodes touristique et sympathique. Profitez bien de vos congés.
De nouveau il les salua et pris congé.
- Ce n’est pas risqué de sortir ta plaque comme ça ? A Los Angeles tu t’es vite fait prendre….
- Là bas notre amis m’a fait remarquer que j’étais loin de ma juridiction. Là je suis « en vacance », tant qu’il ne vérifie pas mon identité auprès du centrale tout ira bien. D’autant que nous ne sommes même pas dans le même état, il lui faudrait une paire de jour pour avoir la réponse. Arrête de t’inquiéter et fini ta part de tarte.
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Le jeune Phil venait de recevoir un cou p de fil des plus inquiétant… le shérif lui aurait même dit que c’était un véritable pot de pue.
Le jeune adjoint n’avais aucune idée de la marche à suivre. Donc il courrait comme un dératé pour aller prévenir le shérif, à cette heure il devait se trouver à la cafétéria de madame Hoffnagle. Autant pour le café que pour se tenir au nouvelle du jour. A ce point de ses pensées, il ne vit pas Frank passer le balaie devant son épicerie jusqu’au moment de la collision.
- Bougre de petit salopiaud !
- Pardon monsieur Farmer. Je dois vite prévenir le shérif, il y a eu un gros problème.
Frank Farmer eu un instant ce petit sourire… du genre que vois les petit mammifère à fourrure quand un serpent se redresse en face d’eux.
- Et il s’est passé quoi au juste, gamin ?
- Un drame à la carrière. Une silhouette énorme à estropié la moitié des ouvriers et enlevé les enfants de l’école en randonné…
- Ah… je crois qu’Harper est chez Doris. File de là, je lui toucherais deux mots si je le croise avant toi.
Alors que Phil reprenais ça course, Frank remisait déjà son balaie et son tablier, un sourire mauvais tordant ses lèvres.
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Virginia et Michael en étaient encore à planifier leurs prochains jours de route quand l’adjoint du shérif passa les portes hors d’haleine.
- Sh… Shér… Shé… Shériff…
- Reprend ton souffle Phil. Respire un grand coup et pense à ce que tu voulais dire. Doris, tu pourrais lui servir quelque chose à boire s’il te plais ?
Le jeune homme réussi à reprendre son souffle après quelques instants de repos et un verre d’eau
- Le contremaitre de la carrière à appelé, il y a eu un gros problème.
- C’est un début gamin… mais tu en oubli une partie là ?
- Oh… Euh, oui. Mais je sais pas si je peux… enfin… y’a du monde.
- Bon instinct gamin, mais de toute façon, Doris apprends tout ce qui passe dans cette ville à un moment ou un autre. Alors vas-y.
- Miss Shepard a emmené les enfants en randonné et devait aller jusqu'à la carrière puis juste à l’orée des bois. Mais une masse à fait un carton sur la moitié des ouvriers et à enlevé les petits et Miss Shepard..
- Merde ! Bon, au moins personne n’est au courant en dehors d’ici. Doris, il va falloir que tu garde ça pour toi au moins jusqu'à ce soir. Nos deux touristes sont en fond et en pleine discussion, il n’ont surement rien entendu… si on peut contenir ça quelques heures, on aura le temps de faire au mieux pour gérer.
- Si tu veux mon avis Roy, Il y a un os dans ton plan.
Doris désignait le jeune Phil du menton. Et celui-ci avait tous les signes du gosse qui vient de réaliser qu’il avait fait un grosse bêtise.
- Phil… dis moi que je ne vais pas devoir te mettre de corvée de chiotte…
- Euh…
- crache le morceau si tu a fait une boulette… et si c’est par miracle une idée géniale, ne t’en prive pas non plus.
- Ben… j’ai peut être croisé monsieur Farmer en route.
- Et ?
Roy Harper l’avait pourtant bien senti cette journée. Elle avait commencé de façon ordinaire, c’est ça qu’il aimait, le calme et la normalité… mais là, un imposant nuage d’orage pointait le bout de son nez sur sa quiétude.
- J’ai peut être laissé échappé quelques mots de trop…
- Là, tu as intérêt à avoir une brosse à dent de secoure.
De la rue, le brouhaha d’une foule commençait à se faire entendre.
- Et il a été vite le salopard…
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Frank était fier de lui. Enfin la vie lui avait donné ce qu’il attendait depuis si longtemps. Une cause autour de laquelle fédérer. Peut être pas une de ce grandes cause pour les bobos, mais une cause qui justifiait ses penchant xénophobe et lui permettrait de laisser s’exprimer. A croire qu’un gène chez lui venait du vieux continent, le genre de gène qui pousse à réunir une foule avec fourche et torche et à s’en prendre à un bouc émissaire. Presque la moitié des homme valide de la ville le suivait, armé de ce qu’ils avait trouvé, fusil de chasse, manche de pioche, barre à mine…
Enfin une chance d’en finir avec le ruskof… et ses complices ! Des touristes hors saison. Mais pour quel espèce de crétin le prenaient ils ? Débarquer comme des fleurs juste après le carnage sur Wilbur. Se fondre dans le décor et quoi ensuite ? S’installer dans la région ? Lui vivant, plus jamais ça ! Il allait enfin nettoyer la région.
Les faux touristes étaient surement encore chez Doris… cette vendue qui chouchoute les envahisseur. Impossible de la faire tomber avec eux pour l’instant. Elle faisait trop parti du décor pour tout le monde. Mais une fois la machine bien lancée, elle regretterait d’avoir repousser ses avances toutes ces années.
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Le shérif Harper vit la foule quelques seconde après l’avoir entendu, le début du cortège tournait à peine au coin de la rue. Ce salopard avait fait très vite… et il allait falloir le prendre de vitesse.
- Doris, on va sortir en trombe, dès qu’on est dehors baisse la grille et barricade toi, Frank a senti le gout du sang et a fini par trouver une foule en colère pour commencer les lynchages. Il risque de te prendre pour cible s’il est dessue d’avoir raté nos touristes.
Avec l’agitation qui commençait à régner dans la cafétéria, Virginia avait prêté l’oreille aux propos du shérif.
- Vous parliez de « rater les touristes », je suppose qu’il n’est pas question d’un guide obligeant qui aurait peur de raté deux pigeons ?
- Exactement inspecteur, en fait ce serait plutôt le genre de paroissien à lancer un battue et à vous inviter à passer devant… de préférence en vous priant de courir en zig-zag en poussant des petits cri.
- Vous avez des concitoyens charmant.
- Vous avez un véhicule discret ?
Avant que Virginia ne répondent, le shérif vit Michael grimacer. Puis se mordre la lèvre quand Virginia s’en rendit compte et lui laboura le tibia sous la table.
- Ok… dans ce cas on file tout de suite. Je dois au moins vous mettre en sécurité. Phil !
- Oui monsieur Harper.
- Tu reste ici et tu veille à ce que Doris ne coure pas de risque… s’il le faut, tire en l’air pour tenter de les dissuader.
Il se tourna ensuite vers Virginia.
Navré de pourrir vos vacance inspecteur Appelthorn, mais il va y avoir du sport.
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Se retrouver bring-balant dans un 4x4 lancé sur une petite route n’était pas le plan d’origine de Virginia et Michael. Par contre, après avoir été mis au courant des tenants et aboutissant de l’affaire, et surtout des deux événements qui avaient permis à l’épicier de mettre le feu aux poudres, leurs regard se croisèrent. Comme d’habitude, le hasard les mettait sur la bonne route. Et ce genre de hasard commençait à sérieusement chauffer les oreilles de Virginia.
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Il y avait quelque chose dans l’air. Quelque chose d’inhabituel… il y avait de la peur. Et pas la peur habituel d’une forêt, celle des petits mammifère et des oiseaux qui anticipe en permanence la présence d’un prédateur. Celle là, Mikhail avait appris à en faire abstraction, comme un portail devant lequel vous passeriez chaque jour, au bout d’un moment, il faisait parti du décor, il était là et ne nécessitait plus que vous le remarquiez. Là il était question d’une peur bien humaine, une tel le concentration indiquait qu’il y avait pas mal de monde, peut être même… merde ! Les gosses !
La silhouette imposante du bucheron traversait maintenant la forêt, un poète aurait dis que les bois s’ouvraient devant lui… ce qui n’était pas tout à fait faux. Simplement, ils ne s’ouvraient pas, ce qui était sur la trajectoire et qui n’atteignait pas la taille et la résistance d’un arbre déjà bien formé était simplement écarté par le colosse. C’est à peine s’il prit garde au bruit de moteur qui approchait.
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- Shérif ! Peut on au moins savoir où nous allons à ce rythme ?
Michael n’aimait pas crier, mais la jeep n’était pas étudiée pour avoir le calme ouaté d’un salon de thé.
- Nous allons chercher monsieur Urlokov. Ce sympathique bucheron fait aussi partie des bêtes noire de Franck. En plus, si on dois chercher les gosses dans les bois, je préfère encore avoir un spécialiste du terrain avec moi.
- Evidement, dis comme ça je comprends mieux.
Virginia, elle, se concentrait sur la route, principalement pour savoir si la foule en colère avait décidé de ce véhiculer ou de les suivre en lâchant les chiens. Pour dissiper un peu la tension, elle voulu étancher sa curiosité.
- Et si à tout hasard on aperçoit un bucherons entre les arbres, il ressemble à quoi votre gaillard ?
- Vous ne pourrez pas le louper, c’est un colosse comme on en vois que dans les f… BORDEL DE MERDE !
S’en suivit un dérapage plu sou moins contrôler pour éviter le dit colosse qui venait de surgir sur la route sans leur prêter plus d’attention qu’a une charge de lapin.
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Les enfant été pétrifié, et on l’aurait été à moins. Il y avait une petite heure seulement, il s’apprêtaient à visiter la carrière avec leur institutrice. Là, l’horreur leur était tombé dessus. Une masse de fourrure, de griffes et de crocs écumants avait surgi et lacéré l’un des ouvriers. La créature à peine humanoïde les avait entrainé et poussé, comme un chien de berger démoniaque les réunissant pour les mener dans une espèce de caverne au fond des bois.
Les régions montagneuse regorge de grotte de ce type, Hélène en avait visité plusieurs et même une foi emmené ses élèves. Elle n’avait eu qu’a ce méfier des ours ou couguars hypothétique, le plus souvent éloignable avec une fusée de détresse ou en suivant les instructions des gardes forestier quand aux zones à risque. Là, toutes ses terreurs nocturne lui revenait en pleine face. La créature dévorait encore les reste de l’un des ouvriers de la carrière. Elle avait épargné ce spectacle aux enfants en les « cachant » autant que possible plus profondément dans la caverne. Mais la créatures allait finir son macabre encas. Et là…
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Le hasard est parfois une chose formidable. Il y a moins de cinq minutes, ils avaient été à deux doigts de renverser l’homme qu’ils cherchaient… sans d’ailleurs exactement savoir où. Michael en était presque émerveillé… Virginia se classerait plutôt dans la catégorie ulcéré.
- Ce qui me sidère c’est que vous courriez justement par ici, surtout pour les mêmes raisons que nous visiblement. Je ne vois pas qui vous à mis au courant ?
- Je l’ai sen… enfin, je le craignais. Rapport aux cris… quand la forêt est calme, ça porte loin…
- Et ça vous porte où ?
Le shérif jouait à ce qu’on appel le jeu des questions réponses… d’autre aurait simplement dit qu’il tournait autour du pot. Et c’était l’avis de Virginia…
- Pour faire court : « Savez vous vers où nous diriger pour retrouver les gosses et leur instit et nous guiderez vous ? »
Le colosse sourit avant de répondre.
- Vous êtes direct… la réponse est oui pour les deux… il faudra bientôt reprendre à pied. Et cacher le véhicule.
- Quoi ?
- Il y a au moins deux autres véhicule qui suivent… et vu votre air d’urgence et l’absence de sirènes, je suppose que ce ne sont pas de brave travailleur ?
- Shérif, si je met la main sur votre épicier, je lui colle une balle dans le genou.
- Il y a peu de chance inspecteur Appelthorne… on ne tire pas sur un homme qui est derrière les barreaux.
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La créature avait fini et commençait à loucher vers l’anfractuosité ou Hélène avait tenté de protéger les enfants… la femme représentait un morceau de choix, de quoi s’ouvrir l’appétit et oublier le gout fort et déplaisant de l’homme. Les griffes tiraient des étincelles de la roche tandis que la salive poissait les crocs. Des excroissances osseuse ornaient certaine articulation et courraient le long de la colonne vertébrale de la bête, la dissociant définitivement de toutes espèce animal connu. Alors l’horreur fit encore un pas en avant… un pas… car la créature s’était redressée, silhouette humanoïde contrefaite. Le mufle couvert de sang s’approcha du visage de l’institutrice et ce qu’elle lut dans le regard était bien trop humain… elle y vit de la folie, de la convoitise… et de l’amusement. Le crie était au bord de ses lèvres, jusque là, veiller sur les enfant lui avait fait garder la tête froide mais il ne manquait plus grand chose pour la faire craquer.
La bête eu un soubresaut d’oreille et se tourna vivement vers l’entrée, avant qu’un son ronflant et guttural ne passe ses babines.
- De nouveaux invité… mais tu es la proie.
Et Hélène Wigleaf hurla…
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Mené par le bucheron, le petit groupe venait d’arriver. En deuxième ligne venait Harper et Virginia, Michael les avait suivit. Le shérif aurait surement trouvé à redire à la présence d’un civile, bien que leur guide en soit un également, il avait au moins une utilité. Mais dans le feu de l’action, sa présence était passée inaperçue. L’entrée de la grotte n’était plus qu’a un jet de pierre… quand la mouche du coche fit irruption.
Franck Farmer et un demi douzaine d’acolyte débarquèrent dans la petite clairière qui formait une sorte de perron à la caverne. Ils portaient fusils et barres à mines, avançant tout aussi déterminé que goguenard à l’idée de leur salle besogne. Le tableau aurait pu rester ainsi figé jusqu'à ce qu’un des deux parti ne fasse un faux mouvement ou perde patience… mais à la roulette russe, c’est le destin qui mène la danse.
Le hurlement de l’institutrice fit voler le tableau en éclat. A peine Franck et ses hommes se retournèrent que la bête était sur eux. Les renversant sans qu’ils ne puissent offrir plus de résistance que des quilles. Le craquement sonore qui suivit n’était pas celui des branches dans lesquelles ils furent projeté, mais celui du bras de Franck, s’il avait pu formuler des propos cohérent dans les brume de la douleur, il en aurait attesté.
La dernière chose à s’imprimer dans son esprit avant que les rouages bienfaisant de son cerveau ne le plonge dans l’inconscience. C’est la silhouette de l’homme qu’il haïssait tant, percutant la bête avec la force d’un wagon remplit de brique, parvenant même à la renverser malgré sa taille massive. Sauvé par ce bolchevique… s’il n’avait pas envie de se mordre la langue, l’ironie de la situation le ferait rire.
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- Bordel ! Mais quel pauvre naze !
Virginia n’avait eu que le temps de cette bordée de juron avant que les choses ne se précipitent. Le hurlement de l’institutrice, la charge de la bête, les pequenaud qui s’égaillaient dans la nature, sauf le crétin en chef… et ce Urlokof qui s’élançait comme une locomotive pour renverser la créature aussi surement que si elle n’avait pas eu l’air de taper dans la demi tonne de muscle et de truc acéré.
Le bucheron avait tiré l’épicier hors de la zone de feu… sauvé un connard xénophobe près à vous coller sur un bûché… faut il être altruiste ou idiot pour ça.
Tout se mettait en place d’instinct. Le shérif et elle avait la bête dans leur ligne de mire, le bucheron empoignait maintenant un branche qu’elle même aurait volontiers qualifier de tronc et Michael faisait le tour pour essayer d’atteindre la grotte et d’évacuer les occupants. Virginia se sentait plus à l’aise, dans son élément. Pas de sorcellerie, pas de démon… juste un bon gros prédateur plein de poil à truffer de plomb pour sauver des civiles… là au moins, elle se sentait sur son terrain… jusqu'à ce que la créature se redresse sur ses pattes arrière et avance comme un homme.
- Je commence à en avoir plein le dos de ce foutu voyage…
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Michael avait réussit à s’introduire dans la caverne. Trouver la jeune femme prostrée devant une anfractuosité ne fut pas trop difficile… la remette sur pieds pour pouvoir la faire courir ne serait-ce qu’en mode automatique en était une autre… comme pour la douzaine de gamins caché derrière elle.
Les coups de feu commencèrent à crépiter à l’extérieur, se répercutant dans la caverne avec des airs de tonnerre, suivit du bruit d’un arbre qui s’abat violement.
Ils finirent par arriver à l’entrée de la grotte. Mais le spectacle n’était pas tout à fait celui qu’ils attendaient. Le shérif était pris sous les branches d’un jeune arbre qui avait été abattue dans la bagarre. Virginia restait en retrait, son chargeur probablement vide. Le bucheron tenant la bête à distance avec une espèce de tronc qu’il brandissait comme un gourdin. Michael essaya de faire passer les enfants en silence le long de la paroi pour se faufiler loin d’ici. Glissant quelques mots à l’oreille de leur institutrice.
- Dès que tout le monde est dehors, foncé vers le bas de la pente avec les gamin. Le 4x4 du shérif est en bas, voici les clefs.
La petite caravane avait quasiment quitter le théâtre des opération quand l’un des enfant trébucha et, n’y tenant plus, pleura… décidément le destin était joueur aujourd’hui…
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Virginia n’avait plus de munitions, évidemment la boite de cartouche était resté dans la FireBird. Michael avait quasiment fini de faire sortir les gosses et de contourner la clairière quand l’un d’entre eux se prit les pieds dans une racine et attira l’attention du monstre par ses pleures.
Repoussant le bucheron, la créature bondit en hurlant.
- PAS MES PROIES !
Michael n’eu pas le temps de réfléchir, il plongea en avant pour intercepter la bête alors que l’institutrice relevait l’enfant pour reprendre leur course effrénée. Mais ce furent les pâtes de la bête qui le cueillir au vol, imprimant une dizaine de sillons dans ses flancs avant de l’envoyer contre un arbre. Michael retomba inconscient et… cette fois, personne ne se releva « à sa place » …
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Mikhail Urlokov vit le jeune homme au cheveux blanc plonger aveuglément pour protéger le gamin. Là, il fallait vraiment faire quelque chose.
- Tu a été beaucoup trop loin Tovaritch…
A mesure qu’il s’élançait sur la bête, sa morphologie changea. C’est craquèrent et se ressoudèrent, s’allongeant ici et là. Ses muscle prirent en volume et se tendirent, véritable câbles d’acier tendu sous une fourrure en pleine expansion elle aussi…
Et c’est un ours titanesque à la fourrure brun doré qui percuta le monstre et roula furieusement avec lui. Alors que les genoux de Virginia flageolèrent un instant…
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Son propre salon… aucune idée de ce qu’elle pouvait faire soudain là, assise dans le sofa en face de la télé… bien que certain détaille cloche. Des bibelot manquait tandis que d’autres totalement inconnu trônait ici et là, l’écran était aussi bien plus imposant que dans son souvenir. Sans compté la présence presque familière maintenant de son double.
- Tu m’excusera chérie, mais j’ai due prendre les rennes. Personne d’autre ne pourra finir le boulot aujourd’hui sinon.
- Comment ça « finir le boulot aujourd’hui » ? Virginia ne comprenait plus rien, pour la première fois, elle faisait une « crise » en plein jour et théoriquement bien éveiller… alors c’était ça l’univers de Michael ?
- Ce n’est pas un animal… c’est l’un d’eux. Il s’encombrerais plus de langage, il pourrait te dires qu’il est la colère, l’envie… tout les sentiments mesquin qui mènent à la violence. A ce titre, même votre formidable nouvel ami l’ours ne pourra pas s’en débarrasser.
- Mais pourquoi moi… enfin je veux dire « nous » ? Michael va encore se transformer, laisser la place à l’ange et comme dans le désert, un coup d’épée et POUF, plus de monstre. C’est ce qu’on à prit l’habitude de faire.
- En temps normal oui… mais ils doivent être conscient pour permuter.. et Michael est totalement inconscient, il souffre peut être même d’une commotion en plus des coups de griffes. Rien qui puissent le tuer… mais il aura besoin d’au moins une journée complète de repos avant de sortir de l’inconscience.
- Mais je ne vois toujours pas ce qu’on peut faire. Je n’ai même plus une balle. Je lui ai vidé mon chargeur dans al paillasse sans même que ça le fasse ciller.
- Pour ça, laisse moi faire…
*
**L’ours et la créature s’engageait dans une lute de titan, échangeant coup pour coup, ébranlant quasiment les bois des répercussion de leur affrontement. Imperceptiblement, Mikhail finirait par ressentir la fatigue… contrairement à son adversaire.
De son côté Virginia s’était redressée. Son regard n’avait plus rien d’humain, deux simple perle d’obsidienne perdue dans un visage de craie. Lentement elle releva son arme inutile et pris le temps de viser. Il n’y eu pas de détonation, plutôt un silence assourdissant. Le projectile percuta la créature de plein fouet, la faisant tituber.
Du point d’impact, sa substance commençait à se dissoudre. Obscène lapin de pâque dont l’enveloppe de chocolat fondrait sur le vide… ne dévoilant qu’une brume sanglante. Son cri fut long et horrible… autant que ceux de ses victimes. Quand il n’en resta rien qu’un souvenir, Virginia s’affaissa à son tour.
Seul un colosse aux vêtement en lambeaux se tenait encore debout dans la clairière. Lentement, il réuni les corps inconscient de ses compagnon d’un jour. Arrivant à Michael et l’observant, ses blessures fraiche et tant d’autres ancienne visible par les pans déchiqueté de ses vêtement, il entama un sorte de longue plainte, chanson sombre accentué par sa voie profonde et les accent de sa langue natale.
*
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Quelque part, dans une espèce de cellule de monastère qui n’existe pas vraiment, Michael est allongé, veillé par son reflet.
- C’est une très vieille chanson des Balkan… qui en d’autre temps s’était appliqué… à moi…
Et à son tour, reprenant le rythme, el chevalier entonna :
Le héros gît au sommet de la montagne verte.
Le héros gît avec neuf blessures en son flanc…
Ô toi Faucon, vole vers lui, vole lui dire que ses hommes sont saufs,
Saufs dans les montagnes, tous ses hommes saufs.
Le héros avait neuf blessures en son flanc
Mais ce fut la dixième qui le tua.