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 Quelques textes

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Ben Wawe
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Ben Wawe

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MessageSujet: Quelques textes   Quelques textes EmptyMar 10 Juil - 0:07

Salut. Suite à une idée que j'ai eu, voici un petit texte sans grande prétention que j'ai écris avant d'aller au boulot. Je le juge assez sympa', donc voila. Bonne lecture si le coeur vous en dit.

A Gotham.

A Gotham, on a un proverbe : si tu te fais attraper par Batman, tu te feras avoir après par Robin. Et si tu te fais avoir par Robin, un autre se chargera de toi après. Ca sera jamais le même. C’est cyclique, paraît.

En tout cas, c’est un proverbe qui est apprit par cœur dans la prison. Si tu te fais attraper par Batman, tu te feras avoir après par Robin. Et si tu te fais avoir par Robin, un autre se chargera de toi après. C’est même devenu une chanson pour certains. Ils l’apprennent et la chantent souvent. Ca en rend pas mal dingues. Beaucoup ont été transférés à Arkham parce qu’ils ont trop entendu ça. Beaucoup ont tué parce qu’ils ne supportaient plus ça.

Moi ? Ca va. Jusqu’à maintenant, j’arrivais à gérer tout ça. Je connais ce proverbe, mais j’pensais pas que c’était vrai. Un délire de taulards. Un truc fait pour déconner et faire peur aux p’tits nouveaux qui ont la trouille de la chauve souris et de ses potes. Ouais. Jusqu’à maintenant.

J’ai peur. Vraiment. Pourtant, j’suis un dur, hein. Un vrai. J’ai tué. J’ai volé. J’ai violé, aussi.

J’suis un homme de main, et je suis pas fier de tout ce que j’ai fait, mais…je l’ai fait. C’est comme ça. Faut aller de l’avant, me disait toujours mon vieux. Alors c’est ce que j’essaye de faire. Même si on peut plus voir ce que je fais là comme un putain de retour en arrière.

Hier, j’suis sorti de taule. Ca faisait deux ans que j’y étais. J’avais été coincé parce que j’avais aidé ce taré de Double-Face à faire un coup, et j’avais été arrêté par la chauve-souris. Et j’avais déjà fait de la zonzon, avant. Parce que Nightwing et Robin m’avaient mis le grappin dessus quand j’aidais le Pingouin.
Cobblepott. Aussi un grand malade, celui-là. Mais il payait bien. Comme tous les tarés de Gotham, faut dire.

Donc ouais, j’suis sorti hier. Et j’ai tenté un coup ce soir. Un petit vol dans une bijouterie. Un truc rapide et normal, pour me remettre en selle. Pour voir si j’ai rien perdu. Un truc facile, quoi. Sauf que nan, bien sûr. Ca a pas été facile. Ca a mal tourné.

J’ai dû tirer. Ce con de vieux a voulu se défendre et j’ai dû tirer. Bon, c’est pas forcément un problème vu qu’il pourra pas dire à quoi je ressemble, mais…mais j’ai vu quelque chose. J’ai vu une ombre. Une putain d’ombre. Et j’ai peur.

Je sais qu’un mec comme moi devrait pas avoir peur, mais je m’en fous. Je suis seul, j’ai un flingue avec moi et je suis au fond d’une putain de ruelle avec cette saloperie de flotte qui me coule dessus. Et j’ai peur. J’ai vu une ombre, merde. Une ombre. Et à Gotham, ça veut dire qu’un coup apparemment facile peut très rapidement se transformer en votre pire soirée dans la ville.

Si tu te fais attraper par Batman, tu te feras avoir après par Robin. Et si tu te fais avoir par Robin, un autre se chargera de toi après.

Depuis avant, depuis cette putain d’ombre, ce proverbe me trotte dans la tête. Je peux pas l’enlever. J’ai peur. Je sais pas ce qui m’attend. Même si c’est qu’un délire de taulards…et si c’était vrai ? Merde, faut que j’arrête ça. Je vire taré. Pire que le Joker. Ouais. Héhé. Pire que lui. C’est dire si je deviens fou.

Mais j’ai quand même peur. Je sais pas ce qui m’attend. Ca fait deux ans que j’étais plus dans la rue, et les règles ont peut-être changées. J’ai entendu de sales histoires en zonzon. Batman serait devenu encore plus violent et ses potes auraient suivi la tendance. Paraît que c’est plus vraiment drôle d’être homme de main, en ce moment. Paraît que ça castagne sec, chez les justiciers. Paraît même que ça fait pas que castagner…

Faut que j’arrête ça. Faut que j’arrête de penser à ça. J’ai peur, mais faut que j’arrête. J’suis un homme oui ou merde ?! J’ai fait des trucs qui feraient pleurer des mecs qui se croient durs. J’suis un dur, moi. Un vrai. J’ai pas peur. J’ai jamais peur. Surtout pas maintenant.

Bon, j’vais encore un peu attendre. J’ai pas peur, mais mieux vaut être prudent. Je sais pas quoi c’était que cette foutue ombre, mais faut faire gaffe. On est jamais à l’abri d’un putain de mauvais coup, et je viens à peine de sortir de taule. Faut rester cool. Rester dans cette ruelle. Attendre une heure ou deux. Ou plus.
Mais pas parce que j’ai peur, hein. Juste parce que je suis prudent. J’ai pas peur. Jamais.

Si tu te fais attraper par Batman, tu te feras avoir après par Robin. Et si tu te fais avoir par Robin, un autre se chargera de toi après.

Cette saloperie de proverbe est encore dans ma tête. Et j’commence à me demander si ça serait pas vrai. Si il y aurait pas une sorte de malédiction qui fait que les mecs comme moi se font toujours pincer, et toujours par des types différents. Un peu comme si on faisait une collection des tarés qui veulent nous arrêter. Ca serait dingue. Ca serait débile. Mais dans cette putain de ville…ça pourrait bien être vrai.

Après tout, on est à Gotham. Des trucs dingues se passent sans arrêt ici, et j’ai bien vu une ombre au-dessus de la bijouterie avant. Et si c’était un de ces tarés ? Et si il m’avait vu ? Et si il jouait avec moi ? Et si il allait bientôt me tomber dessus ?
Putain. J’ai peur.

Ouais, j’devrais pas, j’suis un dur et tout, mais…quand même. J’ai peur. Ca fait deux ans que je suis pas sorti et voila que ça tourne mal. Je veux pas retourner en taule. Je veux pas refaire de la zonzon. Je veux pas, merde. Et j’veux pas qu’un de ces types vienne m’arrêter. Surtout que je sais pas qui ça pourrait être…

Si tu te fais attraper par Batman, tu te feras avoir après par Robin. Et si tu te fais avoir par Robin, un autre se chargera de toi après.

Bordel, j’arrête pas d’y penser. Et j’ai peur. Batman m’a déjà eu. Robin et Nightwing aussi. Merde. Si ce proverbe est vrai…c’est à qui ? Qui va me tomber dessus ? Qui va vouloir m’arrêter ? Qui est cette putain d’ombre ?

Y a Catwoman, encore. Batgirl, aussi. Mais elles sont pas forcément toutes du « bon » côté, hein. Elles zonent aussi du mien, parfois. Et ça rassure pas. Batman et ses potes tapent, ouais, mais vont jamais trop loin. Elles…elles si. Et ça fait peur.
J’ai pas envie d’avoir trop mal. Bon, la douleur, hein, je connais. Je sais ce que ça fait d’avoir mal, mais c’est pas pour ça que j’ai envie d’y goûter encore. J’suis pas une mauviette, mais pas un maso non plus. Nan…là, j’ai juste peur. Je crève de trouille, bordel !

Un bruit. Je viens d’entendre un putain de bruit.

C’est quoi ? Je fais presque dans mon froc, merde. J’arrive plus à faire semblant d’être un dur. Je tremble de peur. Je sais pas ce qu’est cette foutue ombre. C’est pas Batman, Robin ou Nightwing. Le proverbe dit que non. Le proverbe dit que non, merde ! Et ce truc est bien la dernière chose à laquelle je peux me raccrocher, maintenant. J’ai plus rien d’autre…

J’ai plus d’amis. J’ai plus d’alliés. J’suis même plus un dur, et j’crève de trouille. Si tu te fais attraper par Batman, tu te feras avoir après par Robin. Et si tu te fais avoir par Robin, un autre se chargera de toi après. C’est tout ce qu’il me reste. La sagesse. La sagesse des taulards. L’expérience commune. Les bons conseils des collègues. C’est tout ce qu’il me reste. Bordel.

Qu’est-ce que je fais, maintenant ? J’attends ? Je cours ? Si je cours, je vais avoir mal. Ca peut pas être Batman, Robin ou Nightwing. Ca peut être les autres. Et pas seulement ceux qui se disent justiciers. Y a les autres, aussi. Les monstres…mes anciens patrons.

Ils sont tarés, tout le monde le sait. Mais ils payent bien, alors je posais pas trop de questions. Mais je sais qu’ils peuvent vous plomber sur un coup de tête. Je sais qu’ils sont totalement fous. Et je sais aussi que si ils voient quelqu’un qui a du fric, ils vont le taper pour l’avoir. Merde. C’est peut-être ça, cette foutue ombre. C’est peut-être un de ces tarés…oh merde. C’est sûrement un de ces tarés.

Le Joker. Double-Face. Mister Freeze. Ou n’importe qui d’autre. Ce sont tous des malades, des tarés. Et ils tuent, eux. Pas comme Batman ou les autres. Ils tuent vraiment. Je veux pas mourir. Vraiment. J’suis pas un dur, au fond. La prison, ça fait pas que du bien. J’croyais reprendre les bonnes habitudes avec ce casse, mais…mais putain j’ai peur. J’y arrive plus. J’suis mort de trouille. J’arrive plus à bouger.

Si tu te fais attraper par Batman, tu te feras avoir après par Robin. Et si tu te fais avoir par Robin, un autre se chargera de toi après. Ce proverbe a raison. C’est sûr. C’est certain. Bordel. J’vais me faire avoir par un des tarés. Et j’pourrai rien faire. Sont trop forts et trop fous. J’veux pas mourir. Mais j’peux rien faire.

Encore un bruit. Ca se rapproche. L’ombre.

Elle est là, je le sens. Ca doit être un de ces tarés. Le Joker, sûrement. Il va me torturer et me tuer. J’vais mourir. Bordel. J’vais mourir. Et personne me pleurera. Normal. J’suis pas quelqu’un de bien. J’suis un criminel, et je l’assume. J’ai fait des sales trucs, mais…mais je voulais pas toujours.
J’ai jamais réussi à être moi-même, vraiment. J’ai eu une enfance difficile, mais ça excuse pas tout. J’ai tout raté. Et j’vais mourir.

J’peux rien faire. Ca se rapproche, je le sens. Si tu te fais attraper par Batman, tu te feras avoir après par Robin. Et si tu te fais avoir par Robin, un autre se chargera de toi après. Ca va être le Joker, je le sens. Ou Double-Face. Ou n’importe qui. J’vais mourir, et tout le monde s’en fichera.
A quoi bon lutter, hein ? J’ai voulu être un homme de main et je suis devenu un taulard. J’ai voulu être un dur alors que j’suis finalement qu’un humain, comme on dit. On lutte pas contre sa nature, paraît. Et là, j’ai plus envie.

J’vais mourir. Et le proverbe aura eu raison. Si tu te fais attraper par Batman, tu te feras avoir après par Robin. Et si tu te fais avoir par Robin, un autre se chargera de toi après. Un taré va me buter, et tout le monde s’en fichera. Le bruit est encore plus fort. Il est là. Il va m’avoir. Et j’sais même pas ce que je vais faire.

Là…j’vois une forme, au début de la rue. Avant, j’aurais tiré et j’aurais tenté de me défendre. Plus envie. Le proverbe a raison, j’vais me faire buter. J’ai plus rien à faire. J’ai tué, volé et violé. J’mérite sûrement ce que je vais avoir. Et plus envie de lutter, de toutes façons. J’étais pas fait pour ça. Mais c’te ville m’a pas laissé faire ce que je voulais. Une prochaine fois, peut-être.

La forme approche. Et j’m’en fous. J’vais me faire buter, et j’suis collé contre le mur de cette ruelle, avec cette foutue eau qui tombe toujours sur moi. En fait, tout c’que je voudrais, ça serait de savoir qui c’est. Qui est cette ombre. Le Joker, Double-Face ou je sais pas qui. Juste son nom. Juste voir son visage. C’est la dernière chose que j’veux.

Voila. L’ombre est là, devant moi. Elle a un quelque chose dans la main…sûrement un flingue. Bordel ouais. Je sais pas ce que c’est, mais c’est sûrement un flingue. Et j’vois pas son visage. Merde. Allez, approches-toi. Que j’te vois au moins. Que j’sache qui va me buter. Le proverbe a raison. Mais j’veux savoir qui va m’avoir. J’veux savoir !

Un autre bruit. Ca y est. C’est presque fini. J’suis sûr c’est le Joker. Ca peut pas être Batman, Robin ou Nightwing. C’est le Joker, j’en suis sûr. Si tu te fais attraper par Batman, tu te feras avoir après par Robin. Et si tu te fais avoir par Robin, un autre se chargera de toi après. Allez. Montres-toi. Allez !

« Officier Foster du Gotham City Police Department. Vous êtes en état d’arrestation pour vol et meurtre. Vous avez le droit de garder le silence, et tout ce que vous pourrez dire sera retenu contre vous. Si vous n’avez pas les moyens de vous payer un avocat… »

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Dernière édition par le Jeu 2 Aoû - 15:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyMar 10 Juil - 2:18

sympa. dans un style paranoîaque bien cool. simple, mais efficace
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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyMar 10 Juil - 11:34

Pourquoi c'est pas la même fin que sur l'autre fofo ? Je préférais l'autre moi Sad
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Ben Wawe
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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyMar 10 Juil - 17:02

Celle avec la femme ? J'ai changé et édité. Apparemment, tu avais lu avant la transformation.

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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyMar 10 Juil - 17:07

Pourquoi t'as changé ? ça te plasait pas ?
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Ben Wawe
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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyMer 11 Juil - 0:04

C'est ça. Je trouve que la première fin n'était pas très crédible et ne me plaisait pas plus que ça. Celle-là, je préfère.

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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyMer 11 Juil - 0:21

Ben Wawe a écrit:
C'est ça. Je trouve que la première fin n'était pas très crédible et ne me plaisait pas plus que ça.

C'est marrant, mais je le voyais venir ça... ^^

Moi je préférais quand même l'autre, plus efficace et symbolique selon moi.
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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyMer 11 Juil - 22:04

mais comment était l'autre fin?
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Ben Wawe
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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyMer 11 Juil - 22:59

C'était sa femme qui le retrouvait.

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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyJeu 12 Juil - 0:46

Et j'avoue que je préférais celle-là, certes moins crédible, mais quand même plus forte.
Enfin c'est pas grave Wink
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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptySam 21 Juil - 18:49

Très sympa. Un bon délire paranoiaque d'un pauvre type sous préssion. comme quoi, on oublie bien souvent que la police de Gotham existe belle et bien.

PS : J'aimerais bien lire la fin alternative, où elle est ?
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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyJeu 2 Aoû - 15:54

Un autre texte, un peu plus déprimant que A Gotham mais plus proche de nous aussi.

Un flic.


Je suis fatigué. Et pas que physiquement.

Bien sûr, mes journées de douze heures sont usantes, mais ce n’est pas ça qui me ruine la santé. Ce n’est pas ça qui me détruit peu à peu. Ca, je l’ai enduré pendant quarante ans, et ça ne m’a jamais rien fait. On prend le rythme. On s’habitue à bosser comme un dingue, à aller au-delà de son contrat pour pouvoir faire ce qu’on veut et ce qui est nécessaire.

Non, ce ne sont pas toutes ces heures qui me fatiguent. C’est ce monde qui m’use. C’est cette société qui me détruit. C’est ce qui leur arrive qui ne me plaît plus. Ca, et mon boulot.

Enfin, non, ce n’est pas totalement vrai. J’aime toujours mon boulot. C’est toujours ma passion, et je sais que j’ai fait le bon choix, jadis. Ca ne m’a pas amené que des joies, j’ai souvent risqué ma vie, mais je n’ai jamais regretté. Et je ne regrette toujours pas d’être devenu un flic.
Nan. Ce n’est pas mon boulot le problème. C’est ce qu’il y a autour.

Le monde…le monde ne tourne pas rond. Je sais que j’ai l’air d’un vieux con en disant ça, mais c’est vrai. C’est malheureusement vrai. Les choses changent, oui, mais elles changent mal. Peu à peu, la société a été transformée pour devenir quelque chose…quelque chose de moins bien. De mauvais.

C’est difficile à expliquer, pour moi. Je ne suis pas très lettré, et je n’ai jamais su bien exprimer mes sentiments, même si j’ai toujours été bon en orthographe et en grammaire. Mais je ne sais pas bien me livrer…m’enfin, ce n’est pas grave. Un flic n’a pas à se livrer, m’avait dit un jour mon instructeur. Sauf avec sa bouteille et son flingue.

A ce moment-là, je n’avais pas compris ce qu’il voulait dire. C’était un vieux de la veille, un mec qui avait fait la guerre et qui était après rentré dans la police parce que personne d’autre ne voulait de lui et de sa paranoïa. C’était un bon flic. Trop porté sur l’alcool et trop raciste, mais un bon flic.
Il m’a apprit beaucoup de bonnes choses, mais jamais je n’avais compris ce qu’il voulait dire par cette phrase : « Un flic n’a pas à se livrer. Sauf avec sa bouteille et son flingue ».

Pour moi, à cette époque, le monde était soit Blanc, soit Noir. Soit on était quelqu’un de bien, soit on était un criminel et on devait être arrêté. J’étais plein d’espoir. Je voulais changer le monde. Je voulais protéger les citoyens, la veuve et l’orphelin. Je voulais être quelqu’un de serviable, oui. Pas forcément un héros, mais quelqu’un de bien. D’utile. Mais les choses changent.

Au fil des années, j’ai compris que le monde n’était pas Blanc ou Noir. Le monde est Gris. Désormais, c’est devenu un cliché que de dire ça, mais c’est vrai. Il n’y a pas de Bien, il n’y a pas de Mal. Même si je suis catholique pratiquant, je ne crois plus au Paradis ou à l’Enfer. Je reste persuadé que Dieu existe, mais ma foi a grandement perdue de sa force durant ces quarante ans passés dans les rues de la ville.
J’en ai vu des saloperies. Mais je n’en ai jamais faites. Jamais je n’ai violé la loi. Je ne le pouvais pas.

Je pourrais dire que j’avais juré à mon père, ma mère ou mes proches de ne jamais faire quelque chose d’illégal. Je pourrais dire que j’ai fait ça parce que je croyais en des valeurs fortes et invincibles. Je pourrais dire que jamais je n’ai palpé du fric ou fait des saloperies parce que je ne le voulais pas. Oui, je pourrais dire ça. Mais ça ne serait pas vrai, et j’en ai assez des mensonges.

Je n’ai jamais fait ce genre de choses parce que j’avais peur. Peur de perdre mon boulot. Peur de perdre la seule chose qui me tient à cœur. Je sais, je ne devrais pas dire ça. J’ai une femme et des gosses, et je les aime. Mais…mais mon boulot est toujours passé avant.

Je sais, ce n’est pas bien. Je sais, j’aurais dû éviter de les perdre simplement parce que je préférais bosser plutôt que de passer du temps avec eux. Mais parfois…parfois, on ne choisit simplement pas. Mon travail a été ma passion durant toute mon existence, et sans y faire attention, il a rongé ma vie de famille.
Je passais plus de temps dans ma voiture de flic qu’avec mes proches, et même si je faisais des efforts, ça ne suffisait jamais assez. Je le sais. Je le regrette, maintenant. J’aurais dû faire différemment, je pense.

Comme je l’ai dit, je n’ai aucun regret d’avoir choisi cette carrière. J’ai aidé la communauté et j’ai fait ce que je voulais faire, à savoir être utile. Mais maintenant, alors que je suis en face d’une bouteille et d’un flingue, je me demande si être flic veut encore dire quelque chose. Si ce que je suis n’est pas abandonné depuis longtemps par tout le monde.

La société a changé, et j’aurais dû le voir venir. Au fil des années, les criminels sont devenus plus…comment disent les jeunes ? Ah oui. Ils sont devenus plus « cool » que ceux chargés de protéger la population. Il est devenu plus « fun » de violer la loi que de la faire appliquer. Il est devenu plus « tendance » de braquer une arme sur quelqu’un plutôt que d’empêcher que ça arrive.
J’ai vu ça arriver. Et je n’ai rien fait.

Enfin…non. Je n’ai pas vraiment vu ça arriver. J’ai fait un peu l’autruche, me réfugiant dans mon monde et mon travail alors que les changements apparaissaient. Je sais. C’est de ma faute. Mais…mais comment m’en vouloir ? Mon travail était ma vie. Ma famille m’abandonnait, et je pensais que je ne pouvais rien y faire. Qui n’aurait pas fermé les yeux et ne se serait pas plus plongé dans son boulot ? Qui n’aurait pas voulu oublier qu’il avait des proches dont il devait s’occuper si ceux-ci ne voulaient plus de lui ?
Je connais la réponse, maintenant. Celui qui aurait fait ça est quelqu’un de bien. Ce que je ne suis pas.

Mon fils est mort. En jouant au criminel.

Il avait dix-sept ans et c’était sa première opération, si on peut dire. Attiré par le film Scarface, celui qui a fait tant de mal à la vision de la criminalité chez les jeunes tant le message a été mal compris, il a voulu faire pareil que Tony Montana. Il a voulu jouer au gangster, pensant que c’était facile et qu’il y arriverait toujours, comme ses héros.
Il a voulu jouer, oui. Et il a perdu.

J’étais de service, ce soir-là. Et ce fut la première fois de ma vie que j’ai pleuré. Pas parce que mon fils était mort. Pas parce que je venais de perdre la chair de ma chair. Non. Parce que je me rendais compte que maintenant, ma famille était détruite et que j’avais été un mauvais père. Et donc un mauvais homme.

Pour moi, un homme ne peut être un homme que si il réussit sa vie. Et réussir sa vie, ça veut dire réussir ses enfants…être un bon père. Je ne l’ai pas été. A la place, j’ai été un bon flic, mais ça ne veut rien dire. A cause de mon boulot, j’ai perdu mon fils, dont je ne me suis pas assez occupé, ma femme et ma fille. A cause de ma vocation, je n’ai plus rien, maintenant.
Et le pire…le pire, c’est que je n’ai plus la foi. Que j’ai tout sacrifié pour quelque chose qui me semble creux, désormais.

Comme je l’ai dis, les enfants ont préféré être les voleurs que les gendarmes, au fil des années. Et c’est encore pire maintenant. Avec des jeux vidéos qui leur permettent de tuer des flics et de voler en toute quiétude, avec des films qui n’arrêtent pas de faire l’apologie de la violence et du fric et des femmes faciles, je ne me sens plus à ma place dans ce monde. Et je me rappelle de la phrase de mon ancien instructeur. Et je comprends.

J’ai sacrifié ma vie entière pour être flic. J’ai fait de bonnes choses, et je n’ai jamais dépassé la ligne parce que j’avais peur de perdre mon boulot. Je n’avais pas peur de perdre ma famille ou mon honneur…non, juste mon boulot. Je suis un flic à part entière. Pas un homme. Un flic. Un vrai. Avec de la force de caractère, la Justice bien au cœur et l’envie de faire cesser toute criminalité.
Oui. Je suis un flic. Mais je crois que le temps n’est plus aux flics.

Le monde a changé. Maintenant, le temps est aux hommes gris. Je sais depuis des années que le monde est comme ça, mais j’ai toujours essayé d’être Blanc. Un flic doit être Blanc pour être un bon flic. Mais c’est terminé, maintenant.

Désormais, la police est grise, et à tendance Noire. Les gens veulent des défenseurs durs, prêts à faire feu à chaque instant « comme dans les films ». La société est pleine de violence et de fric, et il n’y a plus de valeur. La Justice n’existe presque plus, et elle est rayée par les plus hautes instances parce qu’elle ne va pas assez vite ou bien n’est pas assez dure. La Justice doit être plus dure, dit-on souvent. Je crois cauchemarder quand j’entends ça.
Il n’y a plus de Justice maintenant, non. Il n’y a plus que la Vengeance. Et les vrais flics n’ont plus leur place ici.

Mon ancien instructeur disait vrai, avec sa phrase. Je n’ai pas compris jadis, mais là oui. Face à moi, j’ai une bouteille et un flingue. Je suis vieux, seul et fatigué. Mon boulot est ma passion, mais comment puis-je encore l’exercer quand je suis le dernier à savoir ce qu’est vraiment un flic ? Comment être encore de la police quand plus personne ne veut d’un type comme moi ? Le temps est aux Inspecteurs Harry. Et je ne suis pas comme ça.

Je suis d’un autre temps. D’une période où être flic voulait dire quelque chose, où être un homme voulait aussi dire quelque chose. Je n’ai jamais pu être un homme parce que je n’ai jamais pu être un bon père, et parce que je n’ai jamais su faire la différence entre mes priorités et ma passion.
Je suis un flic. Mais ce monde n’en a plus besoin. Et il est temps que le dernier vestige d’un passé révolu disparaisse…il est temps que le Blanc s’efface pour le Gris.

Je n’ai plus rien, ici. Je n’ai plus de famille, plus d’avenir. Je suis un flic. Le dernier. J’ai une bouteille avec moi et mon arme. Je sais ce que j’ai à faire. Je l’ai toujours su, même si je ne l’ai jamais accepté.
Les vieux éléphants se cachent pour mourir, dit-on. Les vieux flics aussi. Mais eux, ils sont accompagnés par leurs remords, qu’ils ne livrent qu’une seule fois dans leur vie. A la fin. Avec une bouteille et leur flingue.

BANG.

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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyJeu 2 Aoû - 17:41

C'est bien. Tu nous décris une réalité qui dans la bouche du flic est si naivement dit que j'en reste sur le cul. Bravo.
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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyJeu 2 Aoû - 19:32

Alors là je suis sur le cul moi aussi. C'est en particuliers le passage sur la vengeance qui a attiré mon attention, parce que c'est quelque chose que j'ai toujours pensé et souvent constaté.

Bravo !
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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyJeu 2 Aoû - 22:04

Et bien merci. Je ne m'attendais pas à être aussi apprécié, je suis sur le cul aussi. Smile

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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyDim 5 Aoû - 16:54

bah ,pour continuer dans la lancée,mais pas sur le même texte,je suis sur le cul aussi. Mr. Green
Je viens de finir "A Gotham",et franchement c'est excellent,comme truc; on a beau attendre quelque chose dans ce goût là,et encore on peut pas en être sûr,on doute jusqu'à l'avant dernièe ligne.(enfin,l'avant avant dernière pour être précis,mais bon,on est vraiment sur de rien avant.)
Comme l'a dit Zauriel,le style utilisé est très paranoïaque,et voir le dénouement aussi "simple" fait à la fois sourire,et à la fois pitié pour le mec.On se rend compte à quel point les "légendes urbaines" peuvent aider la police,dans le bon sens du terme.
très bon texte en tous les cas,très stressant aussi
.c''est sympa aussi de lire des "nouvelles",ca change des séries,ca laisse plus de place à l'imagination.(quoique...)
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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptySam 1 Sep - 23:11

Personnellement Marvel, moi je préfère la fin avec le flic. Moi je m'attendais à ce que ce soit uen héroine qui débarque et l'arrête, car il n'en parle presque pas durant son texte. Et bam, c'est un flic, je trouve ça mieux, ça montre qu'on a pas besoin qu'un héros vienne nous sauver, car les flics sont aussi là pour ça, et on a tendance à l'oublier avec les héros. Cette fin est top, même si je ne connais pas l'autre, l'idée que ce soit sa femme ne me suffit pas
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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyLun 3 Sep - 19:44

Ca faisait quelques semaines que je n'avais plus écris de nouvelles, et là je viens d'en faire une petite. Pas ma meilleure, mais j'en suis assez content pour avoir réussi quelque chose que j'essaye de faire depuis longtemps, c'est-à-dire l'introduction des personnages de fin. Bonne lecture.

La bête.

La voiture file dans la nuit, le moteur poussé à son maximum. Le conducteur a le pied sur l’accélérateur depuis deux kilomètres. Quelque chose le suit. Quelque chose est à sa poursuite depuis qu’il a dépassé la station service. Et il sait que ça ne s’arrêtera pas avant de l’avoir rattrapé et taillé en pièces.

Il ne sait pas ce que c’est. Il ne sait pas à quoi ça ressemble. Mais il sait que c’est là, et que ça lui court après. Au début, il a cru que c’était une illusion d’optique, un mirage…après tout, il a encore une fois beaucoup bu, ce soir. Ca fait deux semaines qu’il ne fait que ça, et même si il savait qu’il aurait dû rester sobre pour aller rejoindre la maison familiale à Houston, il n’a pas pu résister à l’appel de ses compagnons et de leurs verres. Il a cédé. Et il le regrette, maintenant.

Ses réflexes sont émoussés. Sa vision est floue. Il est un danger sur la route, il pourrait tuer des gens si d’autres avaient le malheur de croiser le chemin de sa Chevrolet Corvair, dont la fabrication avait commencée trois ans plus tôt. Mais il s’en fiche. Il a peur, il veut s’enfuir et mettre le maximum de distance entre lui et la chose, et rien d’autre ne compte pour lui.

Elle est toujours là. Elle le suit toujours. Il va aussi vite que le peu sa voiture, mais ça n’est pas suffisant. C’est une bête. Il en est sûr. Ca ne peut pas être humain. Autant, au début, il pensait que ce n’était pas réel et qu’il rêvait, mais maintenant il sait. Il sait que ça existe. Il sait que c’est bien vivant, et que c’est là pour le tuer.
Avant, il a ralenti un peu, pour voir à quoi ça ressemblait et ce que ça ferait. Il a vite accéléré à nouveau. La chose a augmenté sa vitesse et il entendit le crissement de la tôle avant que le moteur ne rugisse pour le faire partir. La bête était sur lui, mais il ne l’a pas vu. Elle est restée silencieuse et discrète, comme si elle voulait à tout prix qu’il ne la voit pas. Comme si elle voulait encore jouer avec lui.

Il ne sait pas quoi faire, en fait. Cette route est comme des dizaines d’autres au Texas : en ligne droite. Pas de virage pour faire perdre de la vitesse, mais pas non plus d’échappatoire vers une ville ou une autre route pour chercher de l’aide. Seulement du désert autour, et rien d’autre. Il ne peut pas s’en sortir comme ça. Tôt ou tard, la chose gagnera et il ne pourra pas se défendre. Pas contre quelque chose comme ça.

Il a peur. Même si il sait que son père serait déçu de voir qu’il se laisse aller à un tel sentiment, lui ne peut rien faire contre ça. Ses mains tremblent, et pas seulement à cause de tout l’alcool qu’il a bu avec les autres. Son véhicule donne tout ce qu’il peut, mais inlassablement la chose continue à courir derrière lui. Et même si il regarde attentivement dans le rétroviseur, il n’arrive pas à la voir. Ou du moins, il peut juste apercevoir sa silhouette. Et ça suffit déjà à lui glacer le sang.

Cette chose n’est pas humaine, non. Elle est démoniaque. Elle court à quatre pattes, allant aussi vite qu’une voiture lancée à pleine vitesse. Il sait qu’elle pourrait le rattraper en une accélération. Il le sent. Mais elle ne fait rien. Elle continue de rester au même niveau, à la même distance. Pour jouer. Pour se jouer de lui.

C’est un envoyé du Diable, il en est sûr. Ses années de catéchisme et tout ce temps passé à l’Eglise lui ont au moins appris à reconnaître un démon quand il en voit un. Bon, là, il ne voit pas vraiment la bête, mais il sait que ça vient de l’Enfer. Que c’est un envoyé du Tentateur pour le faire tomber de son côté. Oui. C’est ça. C’est un piège. Un piège pour avoir son âme immortelle et remporter la bataille contre le Seigneur.

Il a compris, maintenant. Il sait. Cette chose est là pour le détruire, pour le faire tomber du côté du Malin. Cette bête va tout faire pour le pousser à bout et pour qu’il ne soit plus digne de Dieu et de son Paradis. Elle veut le transformer en pécheur. Mais il ne se laissera pas faire.

Même si il a trop bu, même si il est mort de peur…il n’est pas un lâche. Il n’est pas un de ces jeunes dépravés qui se déhanchent honteusement sur une musique maléfique. Il n’est pas un de ceux qui veulent faire tomber l’honneur de la patrie et de Dieu. Il est un vrai croyant, un vrai. Il ne se laissera pas faire par un envoyé du Malin.
Le Seigneur est avec lui. Et rien ne peut alors lui arriver.

Lentement, il soupire. Maintenant qu’il a compris, il sait qu’il n’a plus grand-chose à craindre. Le pire danger est de ne pas savoir ce qu’on doit combattre. Lui le sait maintenant. C’est l’épreuve envoyée par Dieu par l’intermédiaire du Tentateur pour juger si il est digne ou non d’être un croyant, d’être touché par Sa lumière et Sa parole. Il est prêt pour ça.
Même si il a bu, même si il a péché, il sait que le Seigneur ne l’abandonnera pas. Il peut être encore sauvé. Malgré ses défauts, il sera sauvé. Il en est certain.

Il ne peut rien lui arriver. La bête ne peut rien contre lui, maintenant. Il a Dieu à ses côtés. Il a une voiture solide et qui l’emmènera chez lui, mais ça n’est de toutes façons pas indispensable. Même si la chose se jette sur lui, la force de sa foi l’empêchera de lui faire le moindre mal. Il est dans le troupeau, et rien ne peut plus lui arriver.

Pas un instant l’idée qu’il se trompe ne lui vient à l’esprit. Pas un instant l’idée que cette bête puisse être autre chose qu’un envoyé du Diable n’effleure ses pensées. Il est convaincu que Dieu et Satan existent, et qu’il n’est sur Terre que pour attendre le Paradis qui lui est destiné de par sa foi sans faille.

D’ailleurs, la confirmation arrive. Le soleil se lève lentement sur le Texas et cette route qui doit l’amener dans la maison familiale. Il sait que ce n’est pas seulement l’aube. Il sait que ce n’est pas seulement l’apparition de l’astre solaire. C’est l’intervention divine. Il est sauvé, maintenant. Il en est sûr.

Un simple coup d’œil dans le rétroviseur lui fait comprendre qu’il a raison. La bête est partie, disparue. Dieu l’a mis à l’épreuve, et il a réussi à survivre. Il a réussi à garder son âme et sa foi en Lui, et le Seigneur l’a récompensé. Il a fait apparaître Sa lumière régénératrice et purifiante, et la chose fut détruite. Le Malin a perdu, comme toujours. Et lui est sauvé.

Il sourit, lançant encore sa voiture à toute allure sur cette route désolée. Il sait que désormais, Dieu veille sur lui. Sa vie est toute tracée : il a passé l’épreuve avec succès. Le Seigneur est à ses côtés, et ne partira jamais. Il est temps maintenant de l’aider aussi, en donnant sa bonne parole au monde entier et en stoppant ceux qui le discréditent ou font du mal à Ses enfants. Oui. Il va faire ça. Mais après une bonne bière, et une soirée avec les potes pour leur raconter tout ça.




Plus loin. Une femme regarde la Chevrolet Corvair passer à toute vitesse, le visage souriant de son conducteur en ligne de mire de ses jumelles. Elle soupire, relâchant celles-ci pour se gratter le front. Sale journée, pense-t-elle en continuant de mâchouiller son chewing-gum à l’ecstasy. La réalité a encore toutes ses normes, elle devra se faire rembourser auprès du marchand à qui il a acheté ça sur la 5672-2. Il va l’entendre.

« Ca va ? »

La bête arrive à ses côtés, et elle lui sourit en passant machinalement ses mains dans ses cheveux bruns et bouclés. Elle aime bien sa forme actuelle, mais ne peut supporter la transformation. Ca la dégoûte, malgré toutes ses années passées sur le terrain en sa compagnie.

« Ouais. Mieux. »

Clint fait craquer sa nuque en se relevant, nu comme à chaque fois. Le crâne rasé, il n’a plus aucun poil sur le corps. Ca la fait toujours rire de savoir qu’un lycanthrope est un adepte de l’épilation totale. Elle ne s’habituera jamais à cette mode, même si ça fait déjà deux générations qu’elle existe sur le Vaisseau.

« Mais je vais avoir besoin de quelques jours de sommeil.
- Fatigué ?
- Bien sûr. Va courir une nuit durant auprès d’un débile, tu verras ce que ça fait.
- Ne le traite pas de débile.
- Tu préfères crétin ? »

Elle soupire. Il est irrécupérable. Même si elle partage globalement son point de vue, ils ont ordre de ne jamais avoir d’opinions personnelles durant leurs missions. Ils doivent être des robots, et suivre les ordres. Rien d’autre. Même si c’est souvent dur.

« Tu penses que ça a marché ?
- Je crois, ouais. Je pense qu’avec son éducation religieuse, sa cuite, la course poursuite et ma disparition au levé du soleil, ça devrait avoir fonctionné.
- Il est donc encore plus croyant qu’avant ?
- Oui. Ca ne m’étonnerait pas qu’il se sente investi d’une mission, maintenant.
- On a donc rempli la mission.
- Oui. Enfin, normalement.
- On verra bien en rentrant. Tiens, habilles-toi. »

Elle lui lance sa combinaison et regarde la route, avec la voiture qui disparaît à l’horizon. Elle aura du mal à encaisser cette mission, après tout. Mais elle s’en doutait.

Pas facile de faire en sorte que le monde soit changé en un sale endroit plus tard. Pas facile de transformer un pauvre type en futur chef de guerre. Pas facile de faire croire au jeune George W. Bush qu’il est béni par Dieu pour qu’il puisse croire agir en son nom plus tard, et déclencher des guerres aux quatre coins du globe, plongeant le monde dans une période sombre et terrifiante.
Pas facile, non. Mais nécessaire. Il faut bien que quelqu’un aide le Temps à bien se comporter et à ne pas partir dans tous les sens. Même si c’est parfois dur. Vivement la cuite pour oublier ça et aller à la prochaine mission en pensant encore qu’elle est utile à quelque chose.

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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyLun 3 Sep - 21:47

Une très bonne hitsoire, pour diverses raisons!
Tout d'abord cette course poursuite. J'en ai aimé le rythme, ça m'a rappelé une course poursuite de Stephen King, dans Christine. Puis ce type, qui se met à penser "je suis sauvé,Dieu est avec moi, grâce à mes cours de cathé", enfin, tout ceux qui ont fait du cathé savent que ce n'est pas se souvenir de Dieu qui le rappel à nosu pour nous sauver, mais bon. Ca, les croyants, enfin, faux croyants, rien de plus drôle.
Et puis la fin. Le loup garou qui reprend sa forme, on apprend qu'ils ont une mission (on soupçonne que ce soit pour Dieu, enfin, en extrapolant, pour ramener un semblant de bien ou de croyance).
Au fond, une histoire très mystique, bien plaisante à lire, et dont le rythme est sympa!
Amen!
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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyLun 3 Sep - 23:01

comme l'a dit smile,c'est un texte assez mystique,personellement j'ai beaucoup aimé.Autant que les deux autres,je ne vois pas pourquoi tu la descends.Là encore, un texte prenant avec une fin inattendue,que demander d'autre? ^^
j'ai aussi pensé à Stephen King pour la poursuite,et pourtant ca fait un bail que je n'en ai pas lu.
lecture très agréable en tous les cas,je sais pas comment tu fais pour toujours trouver un dénouement tordu comme ça,mais ça paie. Mr. Green
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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyMer 5 Sep - 18:23

Et bien merci. Je ne m'attendais à d'aussi bonnes réactions, mais j'en suis évidemment très touché. Merci encore. Wink

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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyDim 16 Sep - 20:24

Bonsoir à tous. Je reviens avec une petite nouvelle issue de cet après-midi. J'ai un peu peur qu'elle soit lourde à lire, mais j'espère que ceux qui me lisent auront du plaisir en parcourant ces quelques lignes. Bonne lecture.

Paradis Perdu.

Ses oreilles entendent la cascade, avec ces millions de gouttes d’eau qui coulent contre la pierre pour tomber dans le petit lac. Son nez attire le parfum des fleurs et de l’herbe autour de lui, ces odeurs si douces et si tendres qui lui montent à la tête. Ses mains touchent le bois ancien et dur de l’arbre contre lequel il est collé, cet arbre centenaire qui a vu passé des générations et qui en verra d’autres encore. Ses yeux se posent sur le spectacle magnifique que cet endroit lui offre, avec ces fleurs, ces arbres superbes, cette cascade tendre et cette ambiance indescriptible. Il est heureux.

Il continue de regarder. Il aime ça. C’est beau. C’est magnifique, même. Jamais il n’a vu quelque chose qui ressemble à ça. Les insectes bourdonnent, mais ne l’attaquent pas. Les papillons volent autour de lui, alors qu’un crapaud passe à ses côtés, comme si rien n’était.
Il sourit. Les animaux sont libres et vivent leurs existences solitaires sans faire de mal à personne. Les insectes sont mangés par le crapaud. Les chenilles mangent les déjections du crapaud. Les chenilles deviennent des papillons. Et parfois, le crapaud peut les manger, même si il préfère les araignées et les insectes. Les animaux sont en symbiose parfaite avec la nature. Ils sont la nature. Et lui aussi.

Il observe. Il les observe. Que ça soit au niveau de la faune ou la flore, cet endroit respire le bonheur et la tranquillité. Nulle attaque. Nulle violence. Nulle destruction. Simplement la beauté d’un endroit perdu et paradisiaque. Une cascade qui enchante l’oreille. Les odeurs qui flattent son nez. Le décor qui illumine les yeux. Il se sent bien. Il se sent enfin heureux.

Lentement, il approche de l’eau. Ses pieds nus, comme le reste de son corps, se posent dans l’herbe tendre, et il aime ça. La sensation sur sa peau le fit frissonner, mais il aime ça. Pas de pollution. Pas de technologie. Rien que la nature. Comme si l’Homme n’avait jamais touché le monde. Comme si il n’avait jamais été plus qu’une forme de vie aquatique.

Il s’accroupit, les pieds dans l’eau. Elle est fraîche, mais il aime ça. Les poissons viennent vers lui et n’ont pas peur, le frôlant pour le faire frissonner. Ils savent qu’il ne va pas leur faire du mal. Ils savent qu’il est un ami. Qu’il est une partie de tout ça.
Il ne sait pas pourquoi, mais il le sent : il est en symbiose avec cet endroit. Le ciel bleu se répercute sur l’eau fraîche et limpide, et il est avec les animaux, les herbes, les fleurs, les arbres. Il fait partie de ce monde. Il est heureux.

Il s’assoit, les pieds toujours dans l’eau, profitant du soleil et du bonheur. Des oiseaux se mettent à chanter en même temps que le crapaud se fait aussi entendre. Il sourit. Les papillons volent toujours dans les airs. Un lézard passe à ses côtés pour monter sur un baobab, à côté d’un vieux chêne. C’est beau.

Il pourrait rester ici des années. Il n’a plus de soucis, dans cet endroit. Plus de chef, plus de responsabilités. Il se nourrirait des animaux, leur permettant aussi de survivre grâce à ses déjections ou bien grâce à ce qu’il pourrait faire pour eux. Il sent qu’il est en symbiose avec ce lieu. Qu’il ne peut plus en partir, maintenant.

Le soleil luit dans le ciel. Pas un nuage, rien. Pas un bruit autre que celui de la nature en mouvement. Il sourit toujours. Il se sent bien. Il va peut-être dormir, pour profiter de cet endroit et goûter encore plus à sa quiétude. Et après, il pourrait peut-être plonger dans le petit lac ou…

« SESSION TERMINEE. VEUILLEZ VOUS PREPARER POUR LE RETOUR. »

Il essaye de ne pas entendre la voix mécanique et stridente, de rester couché dans cet endroit merveilleux, mais il sait que c’est trop tard. La cascade disparaît d’abord, ainsi que les arbres et les animaux. Ses mains ne touchent plus l’herbe. Il ne sent plus le magnifique parfum des fleurs. Et enfin, il n’entend plus l’eau s’écouler dans le petit lac. Tout redevient normal. Tout redevient horrible.

« PARADISE AND ASSOCIATES NE POURRA ETRE TENU RESPONSABLE DES ACCIDENTS POSSIBLES ET PROBABLES. VEUILLEZ RESTER ENTRE LES ANNEAUX LE TEMPS DE LA MISE A JOUR DE L’ENVIRONNEMENT. »

Il soupire, alors que ses sens se réadaptent au monde qui l’entoure. Ses oreilles entendent le bruit des machines qui travaillent tout autour de lui, ainsi que celui des anneaux de réalité qui sont serrés autour de son corps toujours nu. Son nez sent l’odeur caractéristique du métal chauffé et de la machine sous tension, ainsi que celle de sa transpiration. Ses mains touchent la froideur des anneaux qui ont vus passer tant d’autres. Et enfin, ses yeux voient la pièce où il est, à savoir une des salles de réalité de l’agence de Paradise and Associates de New Paris.

« LES ANNEAUX SONT MAINTENANT DECONNECTES. VOUS POUVEZ SORTIR DE LA ZONE DE REALITE ALTEREE. »

Il obéit aux ordres, comme le bon petit humain qu’il est. Les anneaux se referment lourdement derrière lui, prêts à s’ouvrir dès qu’un autre de ses camarades viendra dans la salle. Ce qui veut dire dans cinq minutes, au maximum.

« PARADISE AND ASSOCIATES ESPERE QUE VOUS AVEZ APPRECIE VOTRE SEJOUR EN REALITE ALTEREE TYPE PARADIS SIX. NOUS SERONS RAVIS DE VOUS ACCUEILLIR A NOUVEAU DES QUE VOUS AUREZ A NOUVEAU LA SOMME DE CINQ CENT EUROROUBLES. AU REVOIR. »

Il soupire. Il ne pourra pas réunir une telle somme avant un an. Un an d’attente. Un an d’insomnie. Un an de souffrance. Il est maudit, maintenant. Il a entendu la cascade. Il a sentit les fleurs. Il a touché le bois. Il a vu le paradis, et il n’y reviendra pas avant longtemps. Du moins, jusqu’à la prochaine fois. Jusqu’à ce qu’il puisse avoir autant d’argent. Jusqu’à ce qu’il puisse passer entre les tours de New Earth et son atmosphère polluée à l’extrême.

Il enfile son masque à oxygène, vérifie sa bouteille et appuie sur le bouton pour ouvrir la porte. Il entend le bruit des millions de voitures volantes qui transitent devant lui. Il sent, malgré son casque, leurs gaz d’échappement qui ont déjà réduits leur précédente planète à néant. Il ne touche rien d’autre que le métal froid et dur des portes. Et il n’a que des immeubles tristes et un ciel recouvert de nuages magnétiques et emplis de pollution comme horizon.
Il a été au paradis, oui. Et il en a été chassé. Toujours la même histoire, se dit-il en hélant un taxi et en espérant pouvoir revenir un jour dans cette fabrique de mondes virtuels. Et toujours la même fin.

-----------------

Evidemment, on sent ici l'influence de mes lectures SF (du Philip K. Dick), mais j'espère avoir été un peu original quand même. Le titre de cette nouvelle est courant, mais je le trouvais parfait pour ça.

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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyLun 17 Sep - 21:35

C'est très beau, j'aime beaucoup. Bizarrement, je ne m'attendais pas à la fin mais avec du recul, c'est vrai que ça parrait assez évident. En tout cas c'est très bien et surtout, le malaise est très communicatif. Bravo.
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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyLun 24 Sep - 22:16

Un joli texte, qui me rappel assez Blade Runner de Dick, seulement, l'ambiance ici se concentre sur la fin, ce retour à al réalité est violent pour cet homma. Une réalité encrassée, où personne n'aimerait vivre, une réalité vers laquelle nous nous dirigeons, où il faudra bientôt passer par une machine pour trouver un coin de verdure. Pourvu que ça n'arrive jamais, mais cette nouvelle nosu le rappel!!
Très bonne fin, à la laquelle je ne me suis pas attendue!! thumright
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MessageSujet: Re: Quelques textes   Quelques textes EmptyMar 25 Sep - 23:39

Merci beaucoup à vous, ça me touche beaucoup.

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